Epidémie de grippe saisonnière 2016-2017. Quel bilan ?

Réservé aux abonnés
Publié le 12 mai 2017
Mettre en favori

L’épidémie grippale 2016-2017 n’a pas été particulièrement précoce, même si elle a démarré assez tôt dans la saison, au début du mois de décembre. Après un pic franchi à la mi-janvier, elle s’est prolongée jusqu’à la mi-février, avec une durée totale de dix semaines.

Elle a touché plusieurs millions de personnes en France et confirmé la complexité du conseil au comptoir : pour la majorité des patients, la grippe est invalidante pendant une courte période, mais guérit sans séquelle. Cette bénignité apparente est en contradiction avec la gravité de l’infection chez plusieurs dizaines de milliers de malades, notamment les personnes âgées. Pendant les dix semaines de l’épidémie, on a observé 21 200 décès de plus qu’habituellement. Les épidémiologistes de Santé Publique France estiment que la grippe est responsable de 14 400 de ces décès.

Expliquer l’intérêt de la vaccination antigrippale est plus difficile qu’il n’y paraît, car le vaccin procure une protection à la fois individuelle et collective, sans être efficace à 100 %.

En 2016-2017, ce vaccin a apporté une bonne protection aux personnes dont le système immunitaire fonctionnait correctement.

En revanche, il aurait fallu que l’entourage des personnes très âgées, souvent « immunosénescentes », notamment celles qui résident dans des maisons de retraite (EHPAD, etc), se vaccine aussi pour leur éviter d’être infectées. C’est cette vaccination collective qui protège les personnes les plus fragiles, incapables de se protéger par elles-mêmes. Et l’hiver dernier, faute d’une vaccination suffisante des soignants, plus de 1 700 EHPAD ont été victimes d’épidémies parmi leurs résidents.

Publicité

Sources : flunewseurope.org, euromomo.eu, InVs.santepubliquefrance.fr