DYSFONCTION ÉRECTILE : Vos patients impuissants sont des cardiaques qui s’ignorent

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Publié le 3 décembre 2005
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On savait qu’un problème cardiovasculaire pouvait entraîner des troubles de l’érection. Il est maintenant temps de renverser la vapeur : une dysfonction érectile peut aussi être le premier symptôme d’une maladie cardiovasculaire sous-jacente. En effet, même en l’absence de tout symptôme, la maladie artérielle peut déjà être installée. Comme l’artère caverneuse est l’une des plus étroites, elle est aussi l’une des premières à s’obstruer en cas d’athérosclérose diffuse. Ainsi, le risque de souffrir d’hypertension artérielle pour les hommes atteints de dysfonction érectile serait 38 % plus élevé que celui des hommes non atteints.

Une étude ayant porté sur des patients souffrant de troubles de l’érection a montré que 30 % d’entre eux étaient considérés comme à risque cardiovasculaire intermédiaire ou élevé, 17 % étaient atteints d’HTA et 6 % avaient un angor présumé. La dysfonction érectile est en général présente depuis au moins trois ans avant l’apparition des premiers symptômes d’une cardiopathie ischémique. Face à ce constat, il n’est pas loufoque de proposer aux patients d’effectuer un bilan cardiovasculaire à la recherche, entre autres, d’anomalies du bilan lipidique et glycémique.

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