Douleurs neuropathiques : De nombreux échecs thérapeutiques

Réservé aux abonnés
Publié le 3 juillet 2004
Mettre en favori

– Loin d’être marginales, les douleurs neuropathiques toucheraient près de 2 % de la population générale. D’étiologies multiples (accident vasculaire cérébral, sclérose en plaques, zona…), ces douleurs résultant d’une lésion ou d’un dysfonctionnement du système nerveux peuvent aussi apparaître du fait d’une petite lésion ou d’un étirement de nerf comme l’avulsion d’une dent de sagesse. Souvent chroniques et invalidantes, elles ne sont pas soulagées par les antalgiques simples et les anti-inflammatoires. Actuellement, le traitement repose sur la prescription d’antiépileptiques et d’antidépresseurs. Malheureusement, deux patients sur trois sont encore en échec thérapeutique. Aussi, de nouvelles molécules sont-elles en cours de développement clinique. Parmi elles, des patchs de capsaïcine, des bloqueurs de canaux sodiques spécifiques et des bloqueurs des canaux calciques sont aujourd’hui testés. Il est aussi fait appel à d’autres techniques comme la relaxation, la stimulation électrique transcutanée, voire la chirurgie pour les cas les plus réfractaires. Pour aller plus loin, le laboratoire Pfizer va s’appuyer sur les panels Sofres pour lancer une étude – une première à l’échelon mondial – auprès de 30 000 personnes. Objectif : mieux cerner la prévalence des douleurs neuropathiques et développer un outil de diagnostic simple et rapide, car il existe encore de nombreux cas où ce type de douleurs n’est pas pris en charge correctement. A quoi reconnaît-on ces maladies ? « Les mots utilisés par les malades ont une importance considérable. Ainsi, ces derniers font état d’impression de brûlures, de décharges électriques, de picotements. Et, de fait, ces douleurs ont bien souvent des répercussions psychologiques », explique Nadine Attal, neurologue à l’hôpital Ambroise-Paré de Boulogne (92).

Source : laboratoires Pfizer, dans le cadre du 35e Club Santé à Palerme.

Publicité