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Diabète : Scénario-catastrophe d’une pandémie annoncée
Selon la Fédération internationale du diabète, le monde comptera 333 millions de diabétiques en 2025. Une prise de conscience s’impose pour enrayer cette pandémie.
Lors de son 18e congrès, la Fédération internationale du diabète a présenté la 2e édition de l’Atlas 2003 du diabète dans le monde. Le constat est effrayant. Près de 194 millions de personnes sont atteintes de diabète, soit 5,1 % de la population adulte. Un chiffre qui devrait atteindre 333 millions, soit 6,3 % d’ici 2025. Cette pandémie concerne les pays développés et ceux en voie de développement. En 2025, la région la plus touchée sera l’Asie du Sud-Est avec environ 82 millions de cas. Ces estimations sont aggravées par le nombre de personnes atteintes de tolérance abaissée au glucose*, évalué actuellement à 314 millions et qui devrait atteindre 472 millions d’ici 2025.
Le diabète de type 2, dix fois plus fréquent que le type 1, représente 85 à 95 % de tous les cas de diabète dans les pays développés, mais aussi des pays en voie de développement. En cause : l’urbanisation croissante, la modification des habitudes alimentaires et la réduction de l’activité physique. Pour combattre ce que certains appellent la « Nintendo-nization » ou la « Coca-colonisation », une alimentation adaptée et la prévention de l’obésité s’imposent aujourd’hui, d’autant plus que le diabète de type 2 touche des adultes de plus en plus jeunes (les 30-40 ans) et des enfants, parfois dès l’âge de huit ans !
Quant au diabète de type 1, qui est la forme prédominante de la maladie chez les jeunes dans la plupart des pays industrialisés, il voit son incidence également augmenter, avec un accroissement annuel global estimé à environ 3 %. Pour ces malades, obligés d’adapter leur vie à leur maladie, l’espoir vient des nouvelles thérapies comme le remplacement des cellules bêta défectueuses par de nouvelles cellules bêta issues de cellules-souches. Autre piste, le pancréas artificiel, consistant à implanter en même temps pompe et capteur de glycémie.
Des coûts exorbitants.
Si le diabète altère considérablement la vie des malades par les complications qu’il génère (cécité, amputation et insuffisance rénale), ses conséquences financières sont colossales. A l’échelle mondiale, les dépenses de santé annuelles directes consacrées au diabète sont estimées à 153 milliards de dollars (pour la tranche des 20-79 ans). Si les prévisions de prévalence du diabète pour 2025 se confirment, les dépenses de santé directes totales se situeront, dans le monde, entre 213 et 396 milliards de dollars. Pour éviter un désastre sanitaire, la concertation entre acteurs de santé, politiques, associations de malades et industriels est primordiale pour mettre en place des mesures éducatives « en continu ». Pour ne pas dire que nous ne savions pas.
* La tolérance abaissée au glucose, ou IGT, correspond à une glycémie à jeun comprise entre 1,10 et 1,26 g/l ou postprandiale entre 1,40 et 2 g/l. A 10 ans, un tiers de ces prédiabétiques évolue vers le diabète.
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