Diabète de type 2 : Faites de l’officine un lieu de rendez-vous avec les patients

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Publié le 12 juillet 2003
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L’équipe du Pr Geneviève Chamba, de la faculté de pharmacie de Lyon, a présenté les résultats de son étude sur les diabétiques de type 2 le 23 juin dernier. Bilan général : la prise en charge est mauvaise pour une partie des patients tant au niveau des traitements que du suivi biologique.

Mais l’équipe a eu beau croiser les données, cette mauvaise prise en charge ne correspond à aucun profil type (âge, sexe, thérapeutique, médecin…). En effet, même sous traitement bien conduit la pathologie évolue. La stabilisation des constantes biologiques est difficile à obtenir, y compris sous insuline, et,même bien respecté, le traitement peut entraîner des effets indésirables… « Le pharmacien doit donc être attentif à tous les patients diabétiques. Il faut prévoir au moins un entretien annuel pharmaceutique autour de l’observance, de l’efficacité, des effets indésirables… », suggère Geneviève Chamba.

Maîtres de stage et étudiants sont globalement satisfaits de la conduite de l’étude et certains ont même modifié leurs pratiques. Les patients, représentés par l’Association des diabétiques de Lyon, se sont aussi montrés très intéressés et ne manquent pas de suggestions. En effet, dans les associations les diabétiques de type 2 sont souvent absents car ils sous-estiment la gravité de leur pathologie. Ils proposent donc que le pharmacien accompagne plus les patients, leur fasse prendre conscience des risques de ne pas bien se traiter et les sensibilise au dépistage, ne serait-ce qu’en distribuant des brochures.

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