Depistage : Une semaine pour sensibliser aux maladies veineuses

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Publié le 1 avril 2006
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Les problèmes d’insuffisance veineuse sont encore trop sous-estimés par le grand public comme par la communauté médicale : seuls 60% des 10 millions de français présentant des lésions sont traitées. Pour les autres, c’est souvent à un stade avancé que la maladie veineuse chronique est prise en charge. C’est pour cela que la société française de phlébologie mène, du 3 au 8 avril 2006, la 3e Journée d’information et de prévention de dépistage des maladies veineuses. « Pour qu’une varice ne se transforme pas en phlébite », les cabinets de phlébo-angéiologie et les centres de médecine du travail proposeront gratuitement dépistage et information.

Cette semaine est l’occasion de motiver le grand public à faire le point sur ses propres facteurs de risque (âge, antécédents, grossesse, contraceptif oral, surpoids, …) et de lui rappeler des messages simples : hygiène de vie saine, pas d’association pilule-tabac, faire quinze pas pour réamorcer la pompe de retour veineux et marcher 30 minutes par jour pour limiter l’évolutivité de cette maladie chronique, fréquemment héréditaire vers des complications invalidantes (varice, phlébite, oedème, ulcère…).

Cette semaine d’information trouve un écho particulier dans le contexte actuel de déremboursement des veinotoniques, une décision vivement critiquée par les promoteurs de l’évènement qui déplorent la prédominance de considérations politico-économiques sur des données scientifiques. Car même si « les veinotoniques se heurtent à un manque de preuve de classe élevée du fait de la difficulté à mettre en place des essais requerrant des cohortes importantes et des périodes de temps très longues », la preuve individuelle du bénéfice de ces thérapeutiques existe depuis plus de 30 ans chez des milliers de malades, a expliqué le Pr Benhamou du Service de chirurgie vasculaire de la Pitié Salpétrière.

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