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CÉPHALÉES CHRONIQUES : Sensibiliser les patients aux risques de l’abus médicamenteux

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Publié le 30 octobre 2004
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S i la migraine est une pathologie bien connue du grand public, le terme de céphalée chronique quotidienne (CCQ) est nettement moins médiatisé. Et pourtant, les CCQ proviennent dans 60 à 80 % des cas d’une prise en charge mal adaptée de la migraine. L’ANAES vient donc de publier des recommandations pour prévenir l’évolution des migraines en CCQ (concernant 3 % de la population adulte). Ces dernières se définissent par leur durée (plus de 15 jours par mois et plus de 4 heures par jour en l’absence de traitement) et le diagnostic est porté lorsqu’elles évoluent depuis plus de trois mois sans cause lésionnelle.

Au banc des accusés : la surconsommation d’antalgiques (paracétamol, anti-inflammatoires mais aussi opioïdes et triptans) pratiquée par les patients en vue de soulager leur migraine. Cet abus médicamenteux conduit à transformer la crise migraineuse en céphalée plus légère mais omniprésente, renforçant la dépendance.

Les pharmaciens sont invités par l’ANAES à sensibiliser les patients sur les risques engendrés par les traitements non appropriés. L’éducation thérapeutique de la gestion des céphalées se révèle primordiale. « L’ordonnance doit préciser la nécessité de ne pas dépasser deux prises médicamenteuses par semaine de façon régulière », précise l’Agence. La prise en charge des CCQ repose quant à elle sur un sevrage et un soutien psychologique, suivis par l’instauration d’un traitement de fond de la migraine.

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