CANICULE : L’heure des comptes

Réservé aux abonnés
Publié le 1 octobre 2003
Mettre en favori

Alors que le rapport de la mission d’information parlementaire sur la canicule replace la responsabilité des ministères (Santé, Affaires sociales et Intérieur) au coeur du débat, l’INSERM publie son étude et fait état de 14 802 victimes liées à la vague de chaleur estivale sans précédent… ou presque. Les experts ont en effet estimé à 6 000 le nombre de décès durant les dix jours caniculaires de 1976.

Pour le mois d’août 2003, le bilan montre une nette fragilité des femmes pour qui la surmortalité s’élève à + 70 % contre + 40 % chez les hommes. Sans surprise, ce sont les personnes de plus de 75 ans qui ont été les plus touchées.

A elle seule, la région Ile-de-France totalise près du tiers des décès. Outre les causes de mortalité directement liées à la chaleur, on retrouve les affections d’origine urinaire (mortalité multipliée par 3,4) et respiratoire ainsi que les maladies d’Alzheimer et de Parkinson.

Les principes du plan « Vieillissement et solidarité » édictés la semaine dernière par François Fillon suffiront-ils à répondre aux besoins actuels des personnes âgées et à prévenir une nouvelle hécatombe ? Son objectif est d’améliorer les conditions de vie des troisième et quatrième âges en augmentant les dispositifs actuels.

Publicité

Ce vaste chantier pose bien évidemment le problème du financement. La question d’un « cinquième risque » de la Sécurité sociale pour prendre en charge le handicap est ouverte. A moins que la suppression d’un jour férié ne soit adoptée… Reste que les besoins s’élèvent à plus de 30 milliards d’euros.