Cancers : Espoirs et déceptions au rendez-vous d’Eurocancer 2003

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Publié le 5 juillet 2003
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Ne perd-on pas avec la pollution ce que l’on gagne avec les progrès de la nutrition ? Peut-être, si l’on en croit les chiffres d’une étude de l’American Cancer Society qui seront présentés au congrès Eurocancer 2003 (du 8 au 10 juillet à Paris). En effet, 15 à 25 % des cancers du poumon pourraient être dus à la pollution atmosphérique générée notamment par les usines et les gaz d’échappement des voitures diesel.

La mortalité par cancer n’est toujours pas significativement réduite même si, tous cancers confondus, l’espérance de vie à 5 ans est de 63 % et à 20 ans de 51 %.

Pour le cancer du sein, la survie relative à 20 ans est de 65 %, celle des mélanomes et des cancers de la prostate dépasse 80 %. Avec une espérance de guérison de 44 %, la France a le deuxième meilleur taux de guérison des cancers en Europe. Pourtant, il subsiste encore trop d’inégalités quant à l’accès des patients aux traitements de référence. Près de sept malades sur dix ne sont pas traités au meilleur niveau des connaissances actuelles !

De même, seulement 57 départements sont actuellement opérationnels pour le dépistage systématique du cancer du sein. La généralisation de ce dépistage fait partie de l’une des échéances 2003 du plan mis en place par la Mission interministérielle pour la lutte contre le cancer, au même titre que la mise en place d’une phase expérimentale de lancement de consultations d’annonce du diagnostic et de la rechute. Un plan pétri de bonnes intentions mais qui ne peut faire oublier une réalité plus crue : moins de trente cancérologues sont formés chaque année en France, alors que dans le même temps 50 partent à la retraite…

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