ANTI-COX-2 : Les prescriptions à la loupe

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Publié le 4 janvier 2003
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Comment les médecins ont-ils intégré les anti-cox-2 dans leurs prescriptions ? Réponse au travers d’une récente étude menée par le Centre de recherche, d’études et de documentation en économie de la santé (CREDES).

Une chose est sûre, la pénétration des anti-cox-2 dans l’univers des anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS) fut très rapide. Et pour cause, un mois après son lancement en novembre 2000, le célécoxib (Celebrex) devenait le premier AINS prescrit, adopté par près de 80 % des rhumatologues.

Actuellement, la part des anti-cox-2 au sein des AINS s’est stabilisée à 16 % et se partage égalitairement entre le rofécoxib (Vioxx) et le célécoxib.

Néanmoins, les coprescriptions AINS-protecteurs gastriques n’ont absolument pas diminué. Notons qu’il n’existe pas de différence significative entre celles concernant les AINS classiques et les anti-cox-2 (18,8 % contre près de 17 % en juillet 2002). Ce constat peut surprendre, compte tenu des études cliniques en faveur d’une tolérance gastrique propre aux anti-cox-2. Un paradoxe que les auteurs attribuent au risque important de lésions gastroduodénales chez les patients traités.

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Reste que 17 % des prescriptions sont réalisées hors AMM et que l’Afssaps a demandé une réévaluation des anti-cox-2.