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42 % des patients en trithérapie reçoivent une nouvelle antiprotéase au bout de six mois

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Publié le 19 janvier 2002
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Plus de la moitié (51 %) des patients sous trithérapie ne prennent plus l’inhibiteur de protéase initialement prescrit au bout de six mois. Dans 83 % de ces cas (soit 42 % des patients), une nouvelle antiprotéase est prescrite. Plus de un arrêt sur deux est lié à une intolérance, le plus souvent digestive. Les échecs thérapeutiques (15 %) et les difficultés d’observance (22 %) sont les deux autres causes les plus souvent retrouvées.

Ces données issues de la cohorte « Aproco » étudiée par l’ANRS* ont été présentées lors d’un colloque sur les facteurs de modification d’un traitement antirétroviral. Cette réunion a aussi permis de rappeler l’importance d’une prise en charge globale des patients VIH. Si les effets secondaires précoces des antirétroviraux sont bien gérés, ceux qui apparaissent à long terme, comme les troubles du métabolisme glucidolipidique et les lipodystrophies, nécessitent une approche multidisciplinaire (conseils diététiques, suivi par des endocrinologues, des cardiologues…).

Enfin, auparavant réservé aux patients en échec thérapeutique, le dosage plasmatique des antirétroviraux, justifié par la variabilité de métabolisme d’un patient à l’autre, se généralise afin de prévenir des effets indésirables, de détecter une mauvaise observance, d’adapter un dosage chez un enfant ou un insuffisant rénal, hépatique…

* ANRS : Agence nationale de recherche sur le sida.

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