Un patient sous méthadone qui arrête de fumer encourt-il un risque de surdosage ?

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Publié le 20 novembre 2021
Par Yolande Gauthier
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Oui. Le sevrage tabagique, avec ou sans substitut nicotinique, peut entraîner chez les ex-fumeurs une augmentation de la réponse aux médicaments associés. Les hydrocarbures polycycliques (goudrons) présents dans le tabac sont des inducteurs enzymatiques forts du cytochrome CYP1A2. Les patients traités par des médicaments métabolisés par cette enzyme, et qui étaient stabilisés avant l’arrêt de la cigarette, peuvent être surexposés à ces spécialités à la suite de la réduction de l’activité du cytochrome CYP1A2 en l’absence de fumée de tabac. Ainsi, pour les médicaments à marge thérapeutique étroite tels que la théophylline, la méthadone, la clozapine et le ropinirole, des conséquences cliniques notables peuvent être observées. Les patients devraient consulter leur médecin pour envisager une réduction graduelle de la dose lors de l’initiation du traitement par les substituts nicotiniques.

Source : résumé des caractéristiques du produit de Nicopass.

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