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Ma mère et les génériques
À chaque visite de son médecin traitant, ma mère me téléphone. « Il m’a marqué ça, est-ce que je le prends ? » Je lui réponds : « Ben oui, c’est ton médecin », puis je lui demande « Pourquoi t’a-t-il prescrit ça ? », afin de vérifier ce qu’elle a compris. Rythme de prise, effets indésirables, au final, elle fait à sa sauce, mais me fait une confiance absolue. À l’arrivée des génériques, je pensais qu’il suffirait de répandre ma bonne parole pour la convaincre. Erreur. Le générique est un ennemi sournois dont l’usage est tout sauf rationnel. L’accompagnant chez son pharmacien, je m’aperçois, horreur, qu’elle demande le princeps.
– Moi : « Tu ne prends pas le générique ? »
– Elle : « Non, je veux la marque. »
– Moi : « C’est pareil et en plus tu fais faire des économies à la Sécu. »
– Elle, triomphante : « Pff, alors pourquoi certains génériques sont-ils plus chers que la marque ? »
– Moi : « Ouais… bon… Ce n’est pas vrai. »
– Elle : « Si c’est vrai. J’ai aussi remarqué que les génériques n’étaient pas aussi efficaces. J’ai dit au médecin que je n’en voulais pas. »
Je lui ai parlé de l’intérêt des génériques, mais elle s’en fichait. J’ai alors décidé de distiller les informations petit à petit, au cours de nos conversations. Cela prendra du temps, je le sais. Je sais aussi que les explications rationnelles et la confiance sont insuffisantes pour substituer, mais ça, vous le savez, n’est-ce pas ? (voir p. 8).
En attendant septembre, bonnes vacances et portez-vous bien !
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