Les indispensables du conseil Printemps-été

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Publié le 30 mai 2015
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Prévenir les caries

1 « COMMENT FAIRE POUR ÉVITER LES CARIES ? »

• Les bactéries de la plaque dentaire produisent, à partir des glucides alimentaires, des acides qui déminéralisent l’émail et la dentine et détruisent progressivement la dent : c’est la carie. Débutant par une sensibilité au chaud et au froid, la douleur devient de plus en plus intense, la carie pouvant se compliquer d’un abcès. Des facteurs comme une mauvaise hygiène buccodentaire, une carence en fluor, le port d’un appareil dentaire, l’hyposialie… favorisent le risque de développer des caries, d’où l’importance de la prévention.

2 LA PRISE EN CHARGE

• Une fois la carie formée, la prise en charge relève du dentiste. Le pharmacien joue par contre un rôle important dans la prévention, en insistant notamment sur l’importance du brossage, deux fois par jour pendant deux minutes, avec un dentifrice à la teneur en fluor adaptée.

• En cas de risque carieux élevé, une supplémentation en fluor, avec un dentifrice fortement dosé et/ou un bain de bouche fluoré, peut être nécessaire.

3 L’OFFRE

EN POPULATION GÉNÉRALE

• Chez l’enfant, le brossage des dents est recommandé par l’Union française de santé buccodentaire dès l’apparition des premières dents, au début sans dentifrice, pour se familiariser avec ce geste qui va devenir biquotidien. Le fluor permet à la fois de renforcer l’émail contre les attaques acides et de reminéraliser l’émail attaqué. La quantité de fluor conseillée croît au fur et à mesure que l’enfant grandit : 250 à 600 ppm entre 2 et 3 ans, 500 à 1 000 ppm de 3 à 6 ans et 1 000 à 1 500 ppm à partir de 6 ans. Les dentifrices sont en général proposés par tranches d’âge : 2/6 ans (Fluocaril Kids fraise, Elmex Enfant, Mon 1er Buccotherm…) et 7/12 ans (Fluocaril Kids fruits rouges ou bubble, Elmex Junior, Buccotherm Junior…).

• Pour les adultes sans risque carieux particulier, choisir un dentifrice dont la teneur en fluor est comprise entre 1 000 et 1 500 ppm, adapté selon la demande et/ou les besoins exprimés par le patient : pour les gencives sensibles (Sanogyl rose Gencives sensibles, Gum Gingidex…), les dents sensibles (Elmex Dents sensibles, Sanogyl Bi-sensitive Soin dents sensibles…), des dents plus blanches (Fluocaril blancheur, Elmex Sensitive Professional Blancheur…) ou encore pour lutter contre l’halitose (Meridol Halitosis, Gum Halicontrol…).

EN CAS DE RISQUE CARIEUX PARTICULIER

• L’action du fluor peut être renforcée. Elmex Anticaries Professional utilise deux mécanismes : neutralisation, avant l’attaque de l’émail, des acides de sucre présents dans la plaque dentaire et reminéralisation des dents grâce au fluorure et au calcium. La gamme Bi-fluoré de Fluocaril assure, elle, la reminéralisation de l’émail grâce à une teneur renforcée en fluor (2 500 ppm) sous forme de deux sels, l’un à effet rapide (fluorure de sodium), l’autre à effet retard (monofluorophosphate). Un bain de bouche fluoré peut également être associé : Elmex Protection caries Solution dentaire, Fluocaril Bi-fluoré Bain de bouche, Elgydium Protection émail Bain de bouche…

Prendre en charge une turista

1 « J’AI SOUVENT LA TURISTA EN VOYAGE ! »

• Très fréquente mais la plupart du temps bénigne, la turista touche de nombreux voyageurs, suite à la consommation d’eau et/ou d’aliments contaminés, le plus souvent par Escherichia coli. Cette infection gastro-intestinale se manifeste par des diarrhées aqueuses et abondantes, associées à des douleurs abdominales et parfois des nausées ou des vomissements. Ces symptômes n’excèdent en général pas deux à quatre jours.

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2 LA PRISE EN CHARGE

• Une consultation est nécessaire en cas de fièvre, de diarrhée glairo-sanglante et/ou si la diarrhée ne s’améliore pas en 48 heures de traitement symptomatique (suspicion d’infection parasitaire). La prise d’antibiotiques, jusqu’à deux semaines auparavant, doit par ailleurs faire suspecter une colite pseudo-membraneuse.

3 L’OFFRE

RÉHYDRATATION

• Rappeler qu’il est important de boire dès l’apparition de la diarrhée afin de compenser les pertes en eau et sodium (eau, infusions, thé, bouillons…). Chez les jeunes enfants et les personnes âgées, proposer un soluté de réhydratation orale, à boire en petites quantités : Adiaril, Nutriben SRO, Novalac Hydranova, Physiosalt, Picolite, Viatol…

ANTIDIARRHÉRIQUES

• Le racécadotril (Tiorfast) est un antisécrétoire intestinal qui limite l’hypersécrétion d’eau et d’électrolytes sans constipation secondaire. Le traitement court (maximum trois jours) est réservé aux plus de 15 ans.

• Le lopéramide (Diastrolib, Diaretyl, Ercéstop, Imodiumcaps, Indiaral, Peracel…) est un ralentisseur du transit qui permet, chez l’adulte, de stopper rapidement la diarrhée quand elle est trop gênante, avec toutefois un risque de diminuer l’élimination de la bactérie, ce qui le contreindique en cas de diarrhée glairo-sanglante ou de prise récente d’antibiotiques (risque d’aggravation d’une colite pseudo-membraneuse).

• Les adsorbants intestinaux à base d’argile (Actapulgite, Smectalia…) protègent la muqueuse digestive et peuvent améliorer la consistance des selles, les douleurs abdominales et les flatulences.

MICROBIOTIQUES

• On utilise des levures type Saccharomyces boulardii (Ultra levure, à partir de 2 ans), Saccharomyces cerevisiae (en association au charbon dans Carbolevure, à partir de 6 ans) ou les bactéries lactiques type Lactobacillus ou Bifidobacterium, formulées seules (Bacilor sachet à partir de 2 ans, Lactéol et Imoflora à partir de 6 ans…) ou en association avec des prébiotiques comme les fructo-oligosaccharides et l’inuline (Maxi-Flore, Probiolog, Supraflor…). Ces microbiotiques, qui visent à rétablir les fonctions du microbiote altéré, auraient une action pour réduire l’intensité et la durée des symptômes. Ne pas les mélanger dans des préparations chaudes (> 50 °C), glacées ou alcoolisées.

ANTISPAMODIQUES

• Ceux à base de phloroglucinol (Spasmocalm…) ou de trimébutine (Débricalm, Trimébutine Biogaran conseil…) peuvent être conseillés en cas de douleurs abdominales associées.

AUTRES

• Côté huiles essentielles à tropisme intestinal, Oléocaps 2 Sphère gastro-intestinale et voies urinaires peut être proposé à partir de 6 ans (sauf femme enceinte et allaitante), à raison de 2 capsules matin, midi et soir jusqu’au retour à la normale.

• Côté homéo, conseiller 5 granules d’Aloe 9 CH toutes les demi-heures, à espacer selon amélioration, associées à Diaralia, 1 comprimé à sucer à raison de quatre à six fois par jour pendant trois jours.

« Relancer » un transit paresseux

1 « JE PARS EN VACANCES ET À CHAQUE FOIS J’AI TENDANCE À ÊTRE CONSTIPÉE »

• Diminution de la fréquence des selles ou difficulté d’exonération, accompagnée d’une sensation de lourdeur, de crampes dans le ventre ou de ballonnements, la constipation est souvent liée à un changement d’habitudes alimentaires ou du rythme de vie. Certains traitements peuvent aussi la déclencher ou l’aggraver : opioïdes, anticholinergiques, sels de fer, d’aluminium, de calcium…

2 LA PRISE EN CHARGE

• Le rappel des règles hygiéno-diététiques est la base de la prévention. L’enrichissement de l’alimentation avec des fibres (son de blé…) peut également aider à prévenir la constipation.

• La prise d’un laxatif doux, osmotique ou de lest doit dans tous les cas être privilégiée. Un laxatif lubrifiant, voire stimulant, peut être proposé à celles qui souhaitent une action plus rapide, en alertant sur le fait que son utilisation doit rester brève (quelques jours maximum).

• Un laxatif local est une alternative, mais beaucoup moins confortable à utiliser.

3 L’OFFRE

EN DOUCEUR

Laxatifs de lest

• Son de blé, graines de psyllium ou de lin, ou encore fructo-oligosaccharides riches en fibres insolubles facilitent le transit intestinal.

• Ils existent sous formes à croquer, pratiques à emporter (Infibran, Laxéov Transit, Ortis Fruits et fibres…) ou sous la forme de poudres ou de graines au goût neutre à saupoudrer dans l’alimentation (Doses-o-son, Fibreline, Mucivital, Opti’Fibre, Psyllium Langlebert…).

• Ces produits doivent être instaurés de façon progressive afin d’éviter ballonnements et douleurs abdominales. Une bonne hydratation est également nécessaire.

Laxatifs osmotiques

• On distingue les macrogols (Microlax Macrogol, TransipegLib…) des polyols (Sorbitol Delalande, Laxaron…), ces derniers pouvant induire ballonnements et flatulences (fermentation des sucres). Certains associent lactulose et huile de paraffine (Melaxose, Transulose…).

OCCASIONNELLEMENT

Laxatifs lubrifiants

• À base de paraffine, ils sont intéressants en cas de selles dures et d’expulsion douloureuse (Lansoÿl, Transitol…). Ils exposent à une réduction de l’absorption des vitamines liposolubles en cas d’utilisation prolongée.

• Prudence également chez la personne âgée, alitée ou souffrant de troubles de la déglutition, en raison d’un risque de pneumopathie lipidique en cas de fausse-route.

Laxatifs stimulants

• Bisacodyl ou dérivés anthracéniques (bourdaine, boldo, séné…) peuvent provoquer des crampes abdominales et des ballonnements chez certains patients (Dulcolax, Grains de Vals, Ideolaxyl, Pursennide…).

• Irritants, ils sont contre-indiqués avant l’âge de 12 ans, et doivent être évités en cas de risque de déshydratation ou chez les patients sous antiarythmiques ou médicaments hypokaliémiants (risque de troubles du rythme).

Laxatifs locaux

• Suppositoires (à la glycérine, Éductyl…) ou lavements (Microlax, Norgalax…) sont contreindiqués en cas d’hémorroïdes et s’emploient ponctuellement afin de limiter les irritations et la perturbation du réflexe de défécation.

Éloigner les moustiques

1 « ON VA CAMPER PRÈS D’UN LAC, IL ME FAUT QUELQUE CHOSE D’EFFICACE CONTRE LES MOUSTIQUES »

• Les piqûres de moustiques sont gênantes et inconfortables et, dans certains pays, elles peuvent être à l’origine de maladies graves comme le paludisme, la dengue ou le chikungunya. Différents moyens permettent de s’en prémunir.

2 LA PRISE EN CHARGE

• Le type de protection doit être adapté au risque lié à la piqûre.

• En zone tempérée, bracelets et patchs imprégnés de substances répulsives sont des alternatives pour ceux qui ne souhaitent pas de produits à appliquer à même la peau.

• En zone à risque de maladies graves, les répulsifs cutanés constituent une mesure indispensable pour se protéger. Quatre molécules sont recommandées à concentration suffisante : le DEET entre 30 et 50 %, l’IR3535 à des doses comprises entre 20 et 35 %, la picaridine (ou icaridine ou KBR 3023) à une concentration de 20 à 30 % et le citriodiol (PMDRBO) entre 20 et 30 %.

3 L’OFFRE

ZONE À RISQUES

• Utilisé de longue date, le DEET convient aux jeunes enfants à des doses ne dépassant pas 30 % (Moustifluid Zones à hauts risques dès 2 ans, Prébutix Zone tropicale et Moustidose Lotion zones infestées dès 30 mois…). Dosé à 50 %, il peut être utilisé à partir de 12 ans (Insect Écran Zones infestées…). Attention, il peut détériorer les matières plastiques (lunettes, montres…).

• L’IR3535, bien toléré, peut être appliqué à partir de 1 à 3 ans selon les produits : Cinq sur Cinq Tropic, Moustifluid Haute protection zones tropicales et à risques, Apaisyl Antimoustiques lotion zones tropicales

• La picaridine convient dès 2 ans : Insect Écran Spécial tropiques, Apaisyl Anti-moustiques haute protection émulsion fluide zones tropicales

• Issu de l’huile essentielle d’eucalyptus citronné (Corymbia citriodora), le citriodiol peut être proposé à ceux qui recherchent un répulsif issu d’une substance naturelle. Il peut être employé chez les enfants de plus de 30 ou 36 mois (Biovectrol Naturel, Mosiguard Naturel, Phytosun Aroms Spray visage et corps, Prébutix Natural s…), voire dès 6 mois (MoustiCare Spray Zones tropicales et infestées).

ZONE TEMPÉRÉE

• L’IR3535 est un répulsif cutané que l’on peut privilégier en raison de sa bonne tolérance : Apaisyl. Anti-moustiques lotion à partir de 12 mois, Cinq sur cinq Zones tempérées à partir de 24 mois, Moustifluid lotion protectrice Antimoustiques à partir de 12 mois, Prébutix Zone Europe gel ou lotion à partir de 30 mois…

• Des lingettes imprégnées de citriodiol (Mousti-Care, dès 6 mois) ou d’IR3535 (Moustifluid, à partir de 2 ans) sont pratiques d’utilisation.

• On peut aussi opter pour des patchs aux huiles essentielles à coller sur un vêtement (Moustifluid à partir de 12 mois…) ou des bracelets (à partir de 30 ou 36 mois), à base de géraniol (MoustiCare, Phytosun Aroms, BioStop…), de lavandin (Para’ Kito…) ou associant DEET et IR3535 (Moustifluid). Leur rayon d’action va de 50 cm à 1 mètre environ.

Soulager un coup de soleil

1 « JE NE ME SUIS PAS MÉFIÉE DE MON PREMIER BAIN DE SOLEIL »

• Encore très fréquent malgré les messages de prévention, le coup de soleil est une brûlure thermique provoquée par les UV. Quand elle atteint les couches superficielles de l’épiderme (premier degré), elle se manifeste par une rougeur associée à une congestion cutanée douloureuse. Elle peut aussi atteindre la totalité de l’épiderme (deuxième degré) avec apparition de phlyctènes. L’état général est parfois altéré avec de la fièvre, des frissons et des insomnies dues à la douleur. L’infection est le principal risque de complications immédiates.

2 LA PRISE EN CHARGE

• Seules les brûlures du premier degré et du deuxième degré superficiel (peau rouge et très douloureuse sous la phlyctène) non infectées peuvent être traitées à l’officine.

• Une consultation est recommandée si la brûlure couvre plus de 10 % de la surface corporelle (environ la surface d’un bras) et/ou le visage, le pourtour des yeux, si les cloques mesurent plus de 3 cm de diamètre, si elles présentent des signes d’infection ou si la vaccination tétanique n’est pas à jour. Et systématiquement chez le nourrisson et/ou en cas de coup de chaleur associé (fièvre élevée, soif intense, confusion, vomissements…).

3 L’OFFRE

TOPIQUES CICATRISANTS

• L’application deux à trois fois par jour d’un topique aux propriétés apaisantes, hydratantes et cicatrisantes favorise la régénération épidermique et permet d’apaiser la douleur. Les émulsions à base de trolamine, protecteur cutané, s’appliquent en couche épaisse avec un massage léger jusqu’au refus de pénétration cutanée (Biafineact, Lamiderm…). Le Calendula officinalis présente des propriétés apaisante, cicatrisante et antiseptique et l’allantoïne favorise la régénération cellulaire. On les retrouve associés à la vitamine E, anti-oxydante dans l’émulsion Urgo Coups de soleil. Les topiques à base d’eau thermale apaisante et anti-oxydante peuvent également être conseillés : Posthelios Gel fondant réparateur ou crème réparatrice après soleil, Jonzac crème réparatrice

• Les topiques qui entretiennent un milieu humide sur la brûlure créent une barrière protectrice à la surface de la peau et un environnement propice à la réparation. Parmi l’offre disponible, les hydrogels à base de glycérylpolyacrylate au pouvoir osmotique élevé (Osmo Soft gel brûlures) ou le gel hydrocolloïde enrichi à l’arginine (Flamigel).

HUILLES ESSENTIELLES

• Certaines huiles antiseptiques, hydratantes et cicatrisantes peuvent être conseillées, telles celles de cyprès, eucalyptus citriodora, géranium, hélichryse, lavande aspic, niaouli, tea tree… réunies dans le spray Puressentiel Coup de soleil, à pulvériser plusieurs fois par jour sur la zone lésée. Attention, ce spray ne convient pas en cas de grossesse, d’allaitement et chez l’enfant de moins de 3 ans.

HOMÉOPATHIE

• Pour augmenter l’efficacité des topiques, il est possible de conseiller :

– Apis 15 CH si peau rosée avec oedème : 5 granules toutes les 30 minutes jusqu’à amélioration ;

– Belladonna 9 CH si la peau est rouge et douloureuse : 5 granules toutes les deux heures jusqu’à amélioration ;

– Cantharis 15 CH en présence de phlyctènes : 5 granules trois fois par jour.

Surveiller sa glycémie

1 « J’AIMERAIS UN LECTEUR QUI M’AIDE AU QUOTIDIEN »

• Les lecteurs de glycémie possèdent de plus en plus de fonctionnalités pour aider le patient à atteindre ses objectifs glycémiques. Les vacances sont un moment privilégié pour changer de lecteur et en appréhender les diverses fonctions.

2 LA PRISE EN CHARGE

• Les besoins des patients diabétiques en matière de lecteur de glycémie peuvent être très différents selon le type de diabète, le type de traitement (insuline ou non), l’âge du patient, son mode de vie… Certaines fonctionnalités relèvent du « pratique », d’autres sont de véritables aides à la décision pour la gestion du traitement.

3 L’OFFRE

FONCTION ALERTE

• Pour ne plus oublier de réaliser ses glycémies ou injections d’insuline, certains lecteurs sont munis d’alarmes programmables : Accu-Chek Mobile, Performa et Performa Nano, BGStar, FreeStyle Papillon Insulinx… Certains possèdent en outre une fonction de rappel sonore pour la glycémie postprandiale (lecteurs Accu-Chek, Contour XT…).

AFFICHAGE DES TENDANCES

• Des lecteurs indiquent au patient si sa glycémie répond à ses objectifs préenregistrés (BGStar, Contour XT, FreeStyle Optium Neo, One Touch Verio et Verio IQ…), offrant ainsi la possibilité d’ajuster son traitement et son alimentation en cas d’hypo- ou hyperglycémie. One Touch Verio propose cet affichage sous forme de code couleur et des messages automatiques « info progrès » aident à suivre la régularité des objectifs dans le temps. Un résumé hebdomadaire des glycémies en dehors de l’objectif est disponible pour certains appareils (Contour XT et Next USB, FreeStyle Papillon Insulinx…).

CALCULATEURS D’INSULINE

• Pour les patients sous insuline traités en basalbolus, Freestyle Papillon Insulinx calcule la dose d’insuline à action rapide nécessaire en fonction de la glycémie et des glucides consommés aux repas. Ces paramètres personnalisables doivent être réglés par un professionnel de santé spécialisé.

FONCTIONS DE MARQUAGE

• Il est possible de mentionner un événement associé à la glycémie, comme un effort physique important, une maladie intercurrente ou une prise médicamenteuse (Accu-Chek Performa et Performa Nano, iBGStar, Contour Next USB et XT…). Les lecteurs FreeStyle Optium Neo, iBGStar et Contour Next USB permettent l’enregistrement des doses d’insuline. Contour Next USB et iBGStar offrent en plus la possibilité de noter les quantités de glucides consommés. Ces commentaires personnalisés aident à gérer le diabète en temps réel et à comprendre l’influence de l’alimentation, de l’activité physique, de l’état physiologique ou encore d’un traitement parallèle sur les glycémies.

DISTINCTION PRÉ/POST-PRANDIAL

• Certains lecteurs permettent de distinguer les mesures effectuées avant ou après un repas (Accu-Chek Performa et Performa Nano, BGStar, Contour XT, One Touch Verio IQ et Vita…), cette distinction pouvant être reprise lors du calcul des moyennes glycémiques : BGStar (7, 14, 30, et 90 derniers jours), One Touch Verio (7, 14 et 30 derniers jours), Accu-Chek Performa et Performa Nano (14 jours), Contour XT (30 jours).

LECTEURS CONNECTÉS

• De nombreux lecteurs peuvent se connecter à un ordinateur (One Touch Verio et Verio IQ, Accu-Chek Mobile, Contour Next USB, BGStar…) ou à un smartphone (iBGStar) afin de visualiser et éditer le carnet de suivi électronique à partir d’un logiciel spécifique.

Calmer les rhinites et conjonctivites allergiques

1 « J’AI LE NEZ BOUCHÉ, LES YEUX QUI PLEURENT ET QUI DÉMANGENT ET JE N’ARRÊTE PAS D’ÉTERNUER ! »

• Prurit nasal associé à une rhinorrhée et/ou parfois à une obstruction nasale, éternuements répétés sont des symptômes typiques de la rhinite allergique. S’y ajoutent parfois des céphalées, des troubles olfactifs, voire des symptômes bronchiques. Il n’y a pas de fièvre. Très souvent, une conjonctivite est présente ; elle se manifeste par un prurit et une rougeur oculaires, des larmoiements, des sécrétions claires matinales et un gonflement des paupières.

• L’inflammation aiguë ou chronique des muqueuses nasales et/ou oculaires est liée au contact avec un allergène : pollens d’arbres ou de graminées, acariens, poils d’animaux, moisissures (plutôt en fin d’été et en automne).

• Outre des troubles du sommeil et une gêne des activités quotidiennes, la rhinite allergique peut se compliquer de sinusites et évoluer vers un asthme d’autant plus qu’elle est sévère et persistante.

2 LA PRISE EN CHARGE

• Les anti-histaminiques H1 de deuxième génération font partie des traitements de première intention de la rhinite et de la conjonctivite allergique. Ils agissent à la fois sur les symptômes nasaux et oculaires. Les traitements locaux, seuls ou associés aux anti-H1 per os, ont l’avantage d’une action rapide et bien ciblée.

• Pour soulager les manifestations nasales, on peut recourir aux anti-H1 locaux ou, si les symptômes sont sévères ou invalidants, aux corticoïdes par voie nasale, qui sont parmi les traitements les plus efficaces, actifs à la fois sur les symptômes nasaux et oculaires. Les cromones ont une action plus modeste que celle des traitements précédents.

• Les collyres anti-H1 constituent le traitement d’attaque de première intention de la conjonctivite allergique. Les antidégranulants mastocytaires sont efficaces s’ils sont débutés avant la période allergique, donc essentiellement en prévention.

• Une consultation médicale est nécessaire dans tous les cas en l’absence d’amélioration après deux à trois jours de traitement ou en cas de difficultés respiratoires.

3 L’OFFRE

TRAITEMENTS LOCAUX DE LA RHINITE

Anti-H1

• L’azélastine par voie intranasale (Proallergodil), un anti-H1 non anticholinergique, est efficace sur la rhinorrhée et les éternuements. Leur action est rapide mais se limite à la voie nasale. En automédication, elle est réservée aux plus de 12 ans.

Corticoïdes

• Ils sont particulièrement efficaces, agissant à la fois sur les symptômes nasaux, y compris l’obstruction nasale, et les symptômes oculaires (Humex Rhume des foins). Leur action est maximale après trois à quatre jours de traitement. Ils peuvent exposer à des effets indésirables locaux : saignement de nez, irritation… Leur durée d’utilisation est limitée à quatre à six semaines en automédication.

Cromones

• Le cromoglicate de sodium (Alairgix Rhinite allergique, Cromorhinol…) agit en inhibant la libération des médiateurs chimiques responsables de l’anaphylaxie.

• Son action, plus modérée que celle des autres traitements locaux, ne se manifeste qu’après quelques jours de traitement.

• Il s’administre à raison d’une pulvérisation dans chaque narine quatre à six fois par jour, selon le médicament.

COLLYRES ANTIALLERGIQUES

• Recommander de bien nettoyer l’oeil pour éliminer les allergènes, qui tendent à s’accumuler sur la surface oculaire, à l’aide d’une solution de lavage dédiée (Dacryum, Ophtaxia, Dos’Optrex, Sophtal…). À utiliser plusieurs fois par jour en cas de gêne et systématiquement avant chaque instillation de collyre antiallergique. Ne pas se frotter les yeux. Espacer de 15 minutes au moins chaque instillation dans l’oeil.

• Dans tous les cas, il faut privilégier des collyres sans conservateurs afin de ne pas irriter davantage la surface oculaire.

Anti-H1

• La lévocabastine (Allergiflash en unidoses) est efficace en traitement d’attaque lorsque les symptômes oculaires sont gênants.

• Elle s’utilise à la posologie de 1 goutte dans chaque oeil deux fois par jour et jusqu’à trois à quatre fois par jour si besoin. Le traitement en automédication est limité à cinq jours.

Antidégranulants mastocytaires

• De délai d’action plus long que les collyres anti-H1, ils se montrent surtout utiles en préventif, lorsqu’ils sont débutés quelques jours avant la période pollinique, ou en relais des collyres anti-H1. Bien tolérés, ils peuvent être employés au long cours, durant toute la période allergique.

• À base de N-acétyl aspartyl glutamique (Naabak…) ou de cromoglycate de sodium (Humex Conjonctivite allergique, Ophtacalm, OphtacalmFree, Opticron…), ils sont préconisés à raison de 1 goutte deux à six fois par jour dans chaque oeil.

TRAITEMENTS ORAUX

• Les anti-H1 de deuxième génération – cétirizine (Actifed Allergie cétirizine, Alairgix, Drill cétirizine, Zyrtecset…) et loratadine (DoliAllergie loratadine, Humex Allergie loratadine, Zaprilis…) – réduisent l’écoulement et le prurit nasal, les éternuements, ainsi que les symptômes oculaires. Ils s’avèrent en revanche peu efficaces sur la congestion nasale.

• En conseil, ils sont réservés à l’adulte et à l’enfant de plus de 12 ans ou dès 6 ans pour les formes sécables. Un risque de somnolence est possible selon la sensibilité de chacun (même s’il est bien plus rare qu’avec les anti-H1 de première génération) ; il semble moindre pour la loratadine.

• La pseudo-éphédrine associée à la cétirizine (Actifed Rhinite allergique) a une action sur l’obstruction nasale. Toutefois, cet effet n’est pas supérieur à celui des corticoïdes administrés par voie nasale. Réservé aux plus de 15 ans, ce vasoconstricteur expose à des effets indésirables cardiaques ou neurologiques parfois graves (hypertension artérielle, convulsions, troubles du comportement). La durée d’utilisation ne doit pas dépasser cinq jours.

Retrouver sérénité et sommeil réparateur

1 « JE SUIS STRESSÉ ET JE N’ARRIVE PLUS À DORMIR »

• Nos modes de vie sont souvent à l’origine de périodes de stress, de nervosité et de troubles du sommeil. Les causes peuvent être multiples : difficultés professionnelles ou familiales, déplacements ou changement d’environnement perturbant le sommeil (bruit, lumière…) ou le rythme veille-sommeil (décalage horaire…). Lorsque ces situations tendent à se prolonger, elles peuvent avoir un impact important sur le quotidien : irritabilité, somnolence en journée, difficultés de concentration…

2 LA PRISE EN CHARGE

• Seuls des symptômes récents et/ou occasionnels relèvent d’une prise en charge à l’officine. Une consultation médicale s’impose si les troubles persistent depuis plus d’un mois ou ne sont pas améliorés par la prise d’un traitement symptomatique ou encore si les questions posées font suspecter un épisode dépressif (désintérêt…) ou révèlent une répercussion importante en journée (somnolence systématique…).

3 L’OFFRE

AGIR SUR LE STRESS ET L’ANXIÉTÉ

Phytothérapie

• Les plantes à visée anxiolytique – ballote, eschscholtzia, valériane, passiflore – sont largement utilisées seules (gammes Arkogélules, Elusanes) ou en association dans des spécialités d’automédication : Euphytose (aubépine, ballotte, passiflore, valériane) et Spasmine (aubépine et valériane) à partir de 6 ans ou encore Tranquital (aubépine et valériane), réservée à l’adulte .

• En cas de stress ou d’anxiété mineure, la dose quotidienne est répartie au cours de la journée : par exemple, 1 à 2 comprimés matin, midi et soir chez l’adulte pour Euphytose, Spasmine et Tranquital ; chez les enfants de plus de 6 ans, une posologie de 1 comprimé trois fois par jour de Spasmine ou d’Euphytose pourra être proposée.

Magnésium

• Anxiété et asthénie peuvent être liées à une carence en magnésium, qui a une action au niveau neuromusculaire. Des crampes ou des contractures musculaires fréquentes sont parfois un symptôme évocateur. Pour y remédier, une cure de magnésium sur un à deux mois peut être préconisée sous forme homéopathique (Biomag agrumes…) ou allopathique (Thalamag Magnésium marin, GoVital Magnésium vitamine B6, Magnésium 300+, Magnesium UPSA Action continue…).

Autres

• Certaines spécialités associent parfois aux plantes d’autres composants tels que l’alphacasozépine pour son action anxiolytique (Seriane Jour, Seriane Chrono…) ou de la vitamine B6, qui participe au bon fonctionnement du système nerveux (Pediakid Nervosité…).

• Le traitement d’automédication peut aider à passer un cap mais si les troubles persistent après trois à quatre semaines, un avis médical est nécessaire.

FAVORISER LE SOMMEIL

CHEZ L’ADULTEAnti-H1

• La doxylamine (Donormyl, Lidène, Noctyl…) agit sur l’endormissement et la durée du sommeil de l’adulte. La prise, de 1/2 à 1 comprimé, s’effectue 15 à 30 minutes avant d’aller se coucher. La durée du traitement est limitée à cinq jours.

• La doxylamine peut induire une somnolence en journée et est à l’origine d’effets indésirables atropiniques (vertiges, bouche sèche, constipation…). Elle est contre-indiquée avant l’âge de 15 ans, chez les patients présentant un risque de rétention urinaire ou de glaucome aigu par fermeture de l’angle. Elle n’est pas recommandée chez les patients âgés (risque de chute, confusion…).

Plantes

• Celles à visée anxiolytiques et sédatives, en particulier la valériane, l’aubépine, la passiflore et la mélisse, sont utilisées dans les troubles mineurs du sommeil « en concentrant » les prises dans les heures précédant le coucher : 2 comprimés au dîner et 2 au coucher pour Spasmine ; 1 comprimé au dîner et 1 au coucher pour Euphytose

• On trouve également des plantes associées au magnésium (EasyMagnévie jour/nuit, Sympathyl…) ou au tryptophane, qui joue un rôle sur la régulation de l’humeur et du sommeil (Dorzen, Somdor +, Seroxyl…).

Mélatonine

• Cette hormone naturelle rythme les périodes veille-sommeil. Deux allégations sont retenues pour les compléments alimentaires à base de mélatonine : limiter les effets du décalage horaire (0,5 mg par prise) et favoriser l’endormissement, à condition d’apporter 1 mg par prise. La mélatonine est disponible seule (Mélatonyl, Mélatonine Solgar…) ou associée à des plantes sédatives (Novanuit, Somdor + Mélatonine, Somniplex Mélatonine…).

• Attention, prendre la mélatonine au mauvais moment peut désynchroniser les rythmes veille-sommeil et perturber davantage le sommeil. En l’absence d’amélioration après trois ou quatre jours, mieux vaut stopper les prises.

CHEZ LES ENFANTS ET LES ADOS

• Stress, rythmes scolaires trop lourds ou excès d’écran, les troubles du sommeil chez l’enfant et les ados sont fréquents et constituent une préoccupation majeure des parents (difficultés d’endormissement ou réveils nocturnes). Des plantes telles que la mélisse, la verveine, le tilleul, la passiflore ou la camomille peuvent être proposées sans problème en usage ponctuel pour des troubles occasionnels ou en cure courte de quelques jours : Naturactive Sommeil à partir de 12 ans (mélisse, tilleul et verveine), Passiflorine (passiflore et aubépine) à partir de 30 mois, Pediakid Sommeil dès que l’alimentation est diversifiée.

• En dosettes prêtes à l’emploi et faciles à emporter , Calmosine Sommeil est constitué d’extraits de plantes bio, mélisse, verveine et fleur d’oranger. Chez les enfants entre 1 et 7 ans, une dose peut être proposée 15 à 20 minutes le soir avant le coucher.

• Chez les enfants de plus de 7 ans, une prise de deux dosettes peut être recommandée sur une période de quinze jours.

Soigner une mycose vaginale

1 « ÇA ME DÉMANGE, JE CROIS QUE J’AI UNE MYCOSE VAGINALE… »

• Démangeaisons, brûlures vulvaires et pertes blanches sont les principaux signes évoquant une mycose vaginale. Gênante mais le plus souvent bénigne, l’infection est généralement due à Candida albicans. Elle est favorisée par des variations hormonales, une immunosuppression (diabète, corticoïdes au long cours…), la prise d’antibiotiques ou encore une hygiène intime excessive ou mal adaptée.

2 LA PRISE EN CHARGE

• Une consultation est nécessaire en cas de grossesse, si les symptômes s’accompagnent de fièvre ou de douleurs pelviennes, si les récidives sont fréquentes (plusieurs par an) ou en l’absence d’amélioration après deux à trois jours de traitement.

• La prise en charge repose sur un traitement antifongique local en ovule et en crème. Un produit d’hygiène adapté est recommandé.

• En complément, des probiotiques peuvent être proposés par voie orale et/ou vaginale, afin d’aider à reconstituer la flore microbienne locale, et chez les femmes qui y sont sujettes, pour prévenir de nouveaux épisodes.

3 L’OFFRE

TRAITEMENT ANTIFONGIQUE

• Les ovules imidazolés (clotrimazole, éconazole, fenticonazole), à insérer au fond du vagin trois soirs de suite (MycoHydralin) ou en administration unique pour ceux à libération prolongée (Myleugyne LP, Lomexin), sont à associer à une crème (MycoHydralin, Lomexin, Myleugyne…) ou à une émulsion (MycoApaisyl) qui sera appliquée une à deux fois par jour pendant sept à dix jours pour soulager les symptômes externes.

HYGIÈNE INTIME

• Durant un épisode de mycose, le recours à un produit d’hygiène intime à pH alcalin permet de lutter contre l’acidité favorisant la prolifération des champignons. Les références renferment aussi des agents apaisants (bardane, extrait d’avoine, glycocolle, calendula …) qui calment les démangeaisons : Hydralin Gyn, Myleuca, Saforelle, Rogé Cavaillès Mycolea, Derm’Intim A-Derma pH8, Uriage Gyn-8

PROBIOTIQUES

• Des probiotiques qui stimulent la croissance de la flore microbienne peuvent être proposés en complément du traitement antifongique. On peut aussi les conseiller sous forme de cures de quelques jours à un mois pour prévenir les récidives lorsqu’elles sont fréquentes, ou lors de périodes à risque, par exemple en été ou en cas de prise d’un traitement antibiotique.

• Au choix, on peut recourir à des formes orales (Bioprotus Flore intime, Lactibiane CND 5 ou 10M, Fémibion Flore intime, Orogyn…) ou vaginales (Hydralin Flora, MycoRess, Saforelle Medigyne, Gynophilus et Gynophilus LP ou encore Florgynal Tampon probiotique à utiliser pendant les règles).

Limiter une poussée d’herpès labial

1 « ÇA ME PIQUE ET ÇA ME DÉMANGE AU COIN DE LA LÈVRE »

• Le virus de l’herpès demeure latent dans l’organisme et se réactive en cas de baisse des défenses immunitaires. Stress, fatigue, exposition aux UV ou au froid sont des situations favorables à la réactivation du virus et… à l’apparition d’un « bouton de fièvre ».

2 LA PRISE EN CHARGE

• Un traitement par voie orale (valaciclovir, aciclovir), sur prescription médicale, n’est recommandé que dans des cas particuliers ou pour prévenir les récurrences lorsqu’elles sont fréquentes (plus de six par an).

• Les solutions topiques accélèrent la cicatrisation, réduisent la durée de la poussée d’herpès, voire l’enrayent à condition d’être appliquées très tôt, dès l’apparition des premiers symptômes. Les patchs et solutions filmogènes limitent le risque de contagion.

3 L’OFFRE

SOLUTIONS À VISÉE ANTIVIRALE

• Les crèmes à base d’aciclovir (Activir 5 % crème et génériques) et de docosanol (Erazaban 10 %) s’appliquent cinq fois par jour en débordant largement autour de la lésion. Le docasanol a l’avantage de devenir transparent en séchant.

• Autre choix possible, le baume HerpApaisyl, composé de propolis, anti-virale, antibactérienne, anti-inflammatoire et cicatrisante, et de petrolatum qui forme une barrière protectrice. À appliquer cinq fois par jour. Sorefix, à base d’huiles naturelles de jojoba, de cire d’abeille, de beurre de karité et de grenade, revendique une action à la fois préventive et curative. Appliqué trois à six fois par jour, il forme un film transparent protecteur.

• Côté huiles essentielles, les propriétés antivirales du niaouli, de l’arbre à thé (tea tree) et du ravintsara sont mises à profit pour traiter les boutons de fièvre, associées à d’autres huiles essentielles antalgiques, anti-inflammatoires (lemongrass, menthe poivrée, géranium…) et/ou cicatrisantes (lavande…) dans Puressentiel gel SOS labial ou la lotion Boutons de fièvre de Phytosun Aroms.

Ces références sont à appliquer plusieurs fois par jour dans la journée.

PATCHS ET SOLUTIONS FILMOGÈNES

• Les patchs (Compeed patchs invisibles Bouton de fièvre, Activpatch, Dermaplast Boutons de fièvre, Remex Patch…) et solutions filmogènes (Urgo Filmogel Bouton de fièvre…) accélèrent la cicatrisation tout en limitant le risque de contamination à l’entourage. Attention, pas de contact avec l’entourage toutefois ! Les patchs s’appliquent dès la survenue des premiers signes et doivent être changés lorsqu’ils commencent à se décoller, en principe après environ douze heures. La solution filmogène Urgo doit être renouvelée deux à quatre fois dans la journée.

Apaiser une douleur traumatique

1 « AÏE, JE ME SUIS TORDU LA CHEVILLE »

• Le traumatisme sportif s’accompagne d’une douleur plus ou moins intense qui alerte sur d’éventuelles lésions ligamentaires (entorse), musculaires (élongation, déchirure, contracture, crampe), voire tendineuses (tendinite). Toute reprise de l’activité est alors déconseillée au risque d’aggraver la situation.

2 LA PRISE EN CHARGE

• Dans l’attente d’une consultation, une lésion a priori ligamentaire ou musculaire, type entorse, déchirure ou élongation, nécessite la mise en place du protocole GREC afin de limiter la douleur et l’oedème : Glaçage, Repos (immobilisation avec, au besoin, utilisation de cannes anglaises), Élévation du membre atteint à 45° et Compression.

• Outre le repos et les étirements, le traitement de la contracture ou de la crampe repose sur la thermothérapie, les massages et les décontracturants.

• L’inflammation de la tendinite peut être soulagée par la cryothérapie et un traitement antalgique, voire anti-inflammatoire, mais le repos et la correction du geste en cause demeurent le traitement de fond incontournable.

3 L’OFFRE

GLAÇAGE

• L’application de froid peut s’effectuer avec une vessie de glace ou une poche de cryothérapie (Actipoche Chaud-froid, Nexcare Coldhot…), sur la peau protégée par un linge. Les bombes pour cryothérapie (Akiléine Ice spray réfrigérant, Donjoy bombe de froid, Urgofroid…) permettent d’obtenir un « glaçage » instantané par pulvérisation à au moins 10 cm de la peau (hors muqueuses).

BANDAGE

• La compression du membre lors d’un accident ligamentaire ou musculaire permet de limiter l’oedème et de soulager la douleur. Elle peut être réalisée dans un premier temps par bandage à l’aide d’une bande cohésive élastique (Coheban, Lastopress, Tensoplus…), sans trop serrer. Un bandage type strapping peut également être indiqué pour certaines tendinites à l’aide d’une bande de contention adhésive (Adheban Plus, Extensa Plus, Tensoplast…), afin de limiter l’élongation du tendon atteint lors des mouvements.

ANTALGIQUES

• La douleur peut justifier l’administration d’un antalgique par voie orale, paracétamol associé ou non à la codéine ou ibuprofène, en l’absence de contre-indications particulières. Les formes nomades, ne nécessitant ni eau ni verre, peuvent être appréciées des sportifs pour une prise rapide (Efferalgan 1 G cappuccino granulés en sachets, DolipraneOro comprimés orodispersibles…). En cas d’inflammation, un topique en gel (Flector Effigel 1 %, Urgo Diclofénac 1 %, VoltarenActigo intense 2 %, Xénid 1 %…) ou en emplâtre (Flector Tissugel, VoltarenPlast…) peut être associé localement (à partir de 15 ans). L’effet antalgique du massage local avec des topiques décongestionnants (Baume Arôma, Baume Saint-Bernard, Inongan…) peut être mis à profit lors de courbatures ou de douleurs musculo-ligamentaires.

DÉCONTRACTURANTS

• La thermothérapie locale favorise la décontraction musculaire en cas de contractures, de crampes ou de courbatures. On peut utiliser une poche chaud/froid à réchauffer ou un patch chauffant appliqué sur la peau ou sur un vêtement et laissé en place plusieurs heures : patchs chauffants Arôma, Saint-Bernard, Syntholkiné, Thermacare, Voltacare… Elle peut être complétée par une pommade décontracturante en massage léger plusieurs fois par jour et/ou la prise d’un décontracturant per os (Décontractyl, Lumirelax…).

Nettoyer en douceur son visage

1 « JE VEUX CHANGER DE PRODUIT NETTOYANT, MA PEAU TIRAILLE APRÈS LA TOILETTE »

• Constamment en contact avec l’extérieur, la peau du visage et du cou est la première à refléter les signes de l’âge. D’où l’intérêt d’y apporter une attention toute particulière au quotidien.

• Premier geste de beauté, le nettoyage et/ou le démaquillage permettent d’éliminer les impuretés (salissures, sébum, maquillage éventuel…) mais s’inscrivent également dans un rituel bien-être.

2 LE CHOIX DU PRODUIT

• Un produit uniquement nettoyant (savon ou syndet) ne suffit pas à démaquiller. Un « démaquillant » (eau micellaire, lait ou mousse démaquillante) renferme des tensio-actifs (comme un savon ou un syndet) mais également des actifs (épaississants, dérivés de cellulose, huile minérale…) permettant d’éliminer le maquillage.

• Le produit utilisé doit dans tous les cas être adapté au type de peau afin de ne pas l’agresser, ou d’aggraver le déséquilibre mais au contraire de le corriger.

3 L’OFFRE

SYNDETS ET MOUSSES NETTOYANTES

• Pour ceux ou celles qui ne peuvent se passer de la fraîcheur de l’eau, un syndet, en pain dermatologique (A-Derma, Dermo Pain Klorane, Ictyane…) ou gel nettoyant (Pureté thermale gel frais nettoyant Vichy, Gel nettoyant surgras visage Rogé Cavaillès, Démaquillant pureté Lierac…), est à préférer au savon. Moins détergent que ce dernier, le syndet ne modifie pas le pH acide cutané et respecte le film hydrolipidique protecteur.

• À mi-chemin entre syndets et laits, les mousses nettoyantes sont des émulsions contenant des tensio- actifs et des agents surgraissants (Mousse d’eau nettoyante Uriage, Mousse nettoyante Avène, Mousse d’eau nettoyante Sanoflore…).

• Tous ces nettoyants restent toutefois souvent inconfortables pour les peaux sèches, le rinçage à l’eau aggravant les tiraillements.

EAUX MICELLAIRES

• Ne nécessitant pas de rinçage, elles constituent un bon compromis pour ceux ou celles qui ne supportent pas l’eau mais souhaitent retrouver la sensation de fraîcheur qu’elle procure. Elles nettoient et démaquillent tout en apaisant la peau grâce à leurs actifs ou aux eaux thermales (Lotion micellaire Avène, Ictyane eau micellaire Ducray, Solutions micellaires Bioderma Créaline, Hydrabio, Pluie micellaire démaquillante Sanoflore, Démaquillant douceur Lierac…). L’Eau micellaire thermale Uriage se décline en trois versions adaptées à chaque type de peau : enrichie en extrait d’abricot pour les peaux sujettes aux rougeurs, en extrait de cranberry pour les peaux normales à sèches et en extrait de pomme verte et de fruits de rose pour les peaux mixtes à grasses.

• Les peaux les plus sèches apprécieront les gelées micellaires, enrichies en agents épaississants ou surgraissants (Gelée micellaire démaquillante La Roche-Posay, Gelée micellaire Sensiphase…).

LAITS DÉMAQUILLANTS

• Ils ne nécessitent le plus souvent aucun rinçage et conviennent bien aux peaux sèches (Lait démaquillant douceur, Lait démaquillant Uriage, Pureté thermale 3 en 1 Vichy, Fleur de lait démaquillante Sanoflore, Lait démaquillant La Roche-Posay…). Ils peuvent être rincés avec un tonique (Roc, Tonique éclat de Lierac…).

Éliminer une verrue

1 « COMMENT ENLEVER LA VERRUE DE MA FILLE ? »

• Lésions cutanées induites par le papillomavirus humain (HPV), les verrues sont bénignes mais contagieuses. Elles se transmettent par contact cutané, ou via des squames contaminées, notamment présentes dans les salles de sport, les douches collectives, les piscines… Cette dermatose, principalement située sur les mains, les doigts ou les pieds, touche en particulier les enfants : 20 à 30 % des 5-15 ans sont concernés.

2 LA PRISE EN CHARGE

• Le traitement de la verrue vise à éliminer des lésions qui disparaissent spontanément au bout de quelques mois et implique un risque de nécrose cutanée et de surinfection. Un choix à discuter. Il peut néanmoins être motivé par la crainte de l’extension, une douleur ou la gêne esthétique. Si la peau voisine de la verrue est douloureuse ou inflammée, si la verrue saigne ou si de multiples verrues sont présentes sur plusieurs parties du corps, il faut consulter. De même pour une verrue chez un patient immunodéprimé, atteint d’une maladie vasculaire périphérique, de diabète ou de neuropathie.

3 L’OFFRE

VERRUCIDES LOCAUX

• L’acide salicylique, kératolytique, permet de désépaissir les verrues. Intégré dans un collodion seul (Coricide Le Diable, Feuille de saule coricide verrucide, Sanitos…) ou en association à de l’acide lactique (Duofilm, Kerafilm, Verrufilm…), il est plutôt destiné aux petites verrues. Pour des verrues épaisses ou de grande taille, préférer les formes en pommade (Pommade M.O. Cochon…) ou en disque (Transvercid 6 ou 12 mm). Répéter l’application chaque jour en prenant garde de ne pas dépasser la zone à traiter et couvrir d’un pansement protecteur. Ne pas utiliser chez les enfants de moins de 2 ans.

• L’acide formique « assèche » la verrue. La solution Objectif ZeroVerrue (à partir de 4 ans) doit être appliquée localement en appuyant légèrement sur la verrue à l’aide de cotons-tiges une fois par semaine.

• L’acide trichloracétique, kératolytique, entraîne une desquamation de la verrue. Le stylo Wartner by CryoPharma permet de déposer une goutte unique de gel sur la zone à traiter. À utiliser deux fois par jour durant quatre jours, pas avant 4 ans.

• La teinture de thuya, astringente, peut être utilisée seule en traitement local (une à deux applications par jour) ou associée aux préparations kératolytiques dont elle potentialise l’action. On la retrouve notamment associée à l’acide salicylique et à l’acide lactique dans la solution Verrupan, à appliquer deux à trois fois par jour.

• Certaines huiles essentielles sont également employées en application locale. Celles de cannelier de Chine, de litsée citronnée, de tea tree, de niaouli et d’eucalyptus mentholé sont associées dans la lotion Pieds et mains Pranarôm : une application matin et soir sur la verrue pendant deux à trois semaines, à partir de 4 ans.

CRYOTHÉRAPIE

• Réservés à l’adulte et à l’enfant de plus de 4 ans, les produits de cryothérapie utilisent un mélange de diméthyléther et de propane qui provoque un refroidissement maximal de – 50 °C permettant de « geler » la verrue jusqu’à la racine : Scholl Freeze Stop verrues, Wartner by Cryopharma Kit, Urgo verrues Mains et pieds… Le temps et/ou la dose d’application varient selon le type de verrue à traiter. Une seule application est généralement recommandée.

VOIE ORALE

• Certaines spécialités homéopathiques peuvent être employées seules ou en complément du traitement local : Verrulia (1 comprimé matin et soir à sucer pendant un mois, à partir de 6 ans), Lehning complexe n° 37 Thuya (20 gouttes trois fois par jour chez l’adulte)…

Accompagner le choix du lait infantile

1 « LE PÉDIATRE DE FANNY ME CONSEILLE DE CHANGER DE LAIT »

• Si le lait maternel est le plus adapté pour les nourrissons, une mère ne peut ou ne souhaite pas toujours allaiter. Dans ce cas, ou en relais de l’allaitement après sevrage, le médecin propose le lait qui répond au mieux aux besoins du bébé en fonction de son âge, mais aussi de ses pathologies ou dysfonctionnements éventuels : coliques, reflux, allergie…

2 LA PRISE EN CHARGE

• En l’absence de troubles particuliers tels qu’une allergie, un reflux ou des troubles du transit, un lait « classique » est en général recommandé. La réglementation impose aux laboratoires une composition stricte dont les différents constituants – protéines, lipides, glucides, minéraux et vitamines – doivent répondre à des normes.

• Dès qu’un nourrisson présente un besoin particulier, un lait ou « aliment diététique destiné à des fins médicales spéciales » adapté est préconisé par le médecin. Le pharmacien accompagne alors la délivrance des conseils adéquats.

3 L’OFFRE

LAITS CLASSIQUES

• Les préparations pour nourrissons et laits de suite « classiques » (Gallia Calisma, Guigoz, Nidal, Modilac Doucéa…) permettent de répondre respectivement aux besoins nutritionnels du nourrisson de la naissance à 6 mois, puis de 6 mois révolus à 1 an. Certains laits revendiquent une formule adaptée au relais de l’allaitement maternel : Gallia Calisma Relais, Guigoz Evolia Relais, Milumel Relais, Picot Relais, Physiolac Relais…

EN CAS DE COLIQUES

• Fréquentes, elles seraient liées à plusieurs facteurs : mauvaise digestion du lactose, ingestion d’air, déséquilibre de la flore intestinale et/ou immaturité du système digestif. Dans ce cas, le médecin peut proposer un lait appauvri en lactose : Guigoz Expert AC, Gallia Bébé Expert action coliques, Novalac AC… Conseiller aux parents de donner le biberon dans le calme. Une boisson apaisante et digestive à base de plantes (fenouil, tilleul, camomille, fleur d’oranger…) peut être utilisée en complément : Calmosine Digestion en unidoses ou en flacon , Pediakid Bébé gaz…

EN CAS DE REFLUX

• Le reflux gastro-oesophagien physiologique, qui disparaît le plus souvent avant l’âge de 1 an, peut être limité grâce à l’épaississement du lait. L’agent épaississant permet soit un épaississement du lait au contact de l’acidité gastrique (amidon de riz, de maïs et/ou de pomme de terre), soit directement dans le biberon (farine de graine de caroube).

• Il existe des formules pré-épaissies d’emblée par de l’amidon (Physiolac AR, Guigoz Formule épaissie, Nidal Plus…) ou de la caroube (Picot AR, Gallia Bébé Expert AR, Modilac Expert AR…). Il est aussi possible d’ajouter un épaississant lors de la préparation du biberon : Gumilk (caroube), Magic Mix Picot (amidon de maïs), Gelopectose (pectine)… Des mesures hygiénodiététiques doivent être associées pour diminuer le reflux : fractionnement des repas, pauses répétées au cours de la prise du biberon, débit limité de la tétine…

EN CAS D’ALLERGIE

• Un substitut du lait à base d’hydrolysats de protéines (Nutramigen LGG, Pregestimil, Allernova, Pepti-junior, Galliagène…) ou de riz (Modilac Expert Riz, Picot Riz, Bébé Mandorle Riz…) suffit généralement à soulager les symptômes en cas d’allergie aux protéines de lait de vache. Si ce n’est pas le cas, le médecin pourra prescrire un substitut à base d’acides aminés libres : Néocate, Nutramigen AA…

LAITS « BIO »

• L’offre est de plus en plus riche, avec des ingrédients issus de l’agriculture biologique : Milumel Bio, Babybio Optima, Picot Bio… Et, comme les bébés « bio » ne sont pas à l’abri des régurgitations, il existe des laits « bio » épaissis : Babybio Lunea (amidon), Physiolac Bio AR (amidon et caroube)…

Les questions à poser

• Avez-vous souvent des caries ?

• Quel dentifrice utilisez-vous habituellement ?

• Effectuez-vous des mesures complémentaires au brossage ?

• Avez-vous pour habitude de grignoter entre les repas ?

Vos conseils

• L’apprentissage de l’hygiène buccodentaire est primordial dès le plus jeune âge. Un enfant de 9 ans doit parvenir à un brossage selon la méthode BROS : brosser le haut puis le bas (ou inversement) selon un mouvement rotatif (rouleau) allant de la gencive à la dent, la brosse inclinée à 45°.

• Les révélateurs de plaque dentaire permettent de vérifier que le brossage a été efficace en permettant d’éliminer la plaque : Gum Révélateur Red-Cote, Dento-plaque… Appliqués ou mâchés après le brossage, ils colorent les surfaces recouvertes de plaque.

• Un fil dentaire fluoré est utile en complément du brossage : Inava Dentofil fluor, Gum Original White ciré et fluoré…

• Éviter le grignotage, qui favorise l’apparition des caries, ne rien manger après le brossage du soir.

Les questions à poser

• Où partez-vous en voyage ?

• Connaissez-vous les symptômes classiques de la turista ?

• Quels sont les signes qui imposent une consultation ?

• Qu’emportez-vous comme traitement ?

Vos conseils

• Pour prévenir le risque de turista, éplucher les fruits et les légumes, privilégier les aliments bien cuits (viandes, poissons, légumes…), éviter les glaces et sorbets « maison ». Boire de l’eau bouillie ou purifiée (Aquatabs, Micropur…) ou issue de bouteilles décapsulées devant soi, éviter les glaçons.

• En cas de diarrhée, privilégier les féculents, les viandes maigres, les pommes crues, les bananes, les myrtilles, la compote ou pâte de coing, les fromages à pâte cuite, les yaourts. Éviter les légumes (à l’exception des carottes cuites), les jus de fruits, les aliments gras ou épicés, les boissons gazeuses.

Les questions à poser

• Êtes-vous sujette à des troubles du transit ?

• Avez-vous changé votre mode de vie ou vos habitudes alimentaires ?

• Avez-vous déjà présenté une crise hémorroïdaire ?

• Prenez-vous un traitement particulier ?

Vos conseils

• Consommer des aliments riches en fibres (céréales complètes, légumes verts, légumineuses, fruits) et s’hydrater suffisamment. À noter : un verre d’eau fraîche le matin à jeun déclenche les sécrétions biliaires laxatives.

• Pratiquer quotidiennement une activité physique (environ 30 minutes de marche).

• S’aménager un temps pour aller à la selle. Dans la mesure du possible, ne pas se retenir.

• Rappeler que la prise d’un laxatif doit rester occasionnelle (sauf recommandations médicales).

Les questions à poser

• Dans quelle région ou dans quel pays partez-vous ?

• Est-ce pour vous, pour des enfants ?

• Quel âge ont-ils ?

Vos conseils

• Si une protection solaire est nécessaire, appliquer le répulsif au moins 20 minutes après le photoprotecteur.

• D’autres mesures sont utiles en zones à risque, en compléments des répulsifs topiques, et/ou chez le jeune enfant ou la femme enceinte : moustiquaires imprégnées de perméthrine ou de deltaméthrine (Pharmavoyage, Prébutix, Moustifluid…) et produits d’imprégnation des vêtements à base de perméthrine (Moustifluid Lotion tissus et vêtements Zones tropicales et à risques, Prébutix Lotion répulsive vêtements, tissus, voilages…).

Les questions à poser

• Où se situe le coup de soleil et quelle est son étendue ?

• Des cloques sont-elles présentes ?

• De quelle taille ?

• Comment vous sentez-vous (fièvre, maux de tête…) ?

• Vous étiez-vous protégée du soleil ?

• De quelle façon ?

• Prenez-vous des médicaments ?

Vos conseils

• Refroidir le coup de soleil avec de l’eau à 15 °C à 15 centimètres de la lésion pendant 15 minutes, puis désinfecter la brûlure, notamment en présence de phlyctènes ou souillures.

• Si la douleur est importante, conseiller un antalgique (paracétamol, ibuprofène…).

• Ne plus exposer les parties lésées, porter des vêtements/ chapeaux couvrants en cas de sortie.

• Utiliser un écran solaire (SoleilBiafine, Photoderm…) adapté au phototype, à l’âge et aux conditions d’ensoleillement. L’appliquer une demi-heure avant l’exposition et renouveler toutes les deux heures ou après une baignade. Éviter de s’exposer au soleil de 12 à 16 heures.

• Penser au risque photosensibilisant de certains médicaments : amiodarone, AINS, sulfamides…

Les questions à poser

• Êtes-vous diabétique de type 1 ou 2 ?

• Combien de « glycémies » faites-vous par jour ?

• Quels problèmes rencontrez vous dans la gestion de votre glycémie ?

• Quelles sont les fonctions disponibles sur votre lecteur ?

• Quelles sont celles qui vous manquent ?

• Voyagez-vous et, si oui, dans quelles conditions ?

Vos conseils

• La chaleur et l’humidité, voire l’altitude, peuvent altérer le matériel et fausser les mesures. La majorité des lecteurs permet des mesures dans des conditions de température allant jusqu’à 40 °C, certains jusqu’à 44-45 C : Contour Next et XT, One Touch Vita et Verio IQ, Accu-Chek Performa et Performa Nano… Contour Next et XT assurent la mesure jusqu’à 6 300 m d’altitude.

• Pour les personnes âgées, privilégier un écran large avec de « grands » chiffres : One Touch Vita et Verio, Accu-Chek Performa, FreeStyle Papillon Vision

• Penser au rétroéclairage lorsque les mesures nocturnes sont nécessaires : Accu-Chek Performa Nano, Contour Next USB, One Touch Verio et Verio IQ, BGStar…

Les questions à poser

• Pouvez-vous me décrire vos symptômes ?

• Depuis quand sont-ils présents ?

• Avez-vous de la fièvre ?

• Est-ce la première fois qu’ils surviennent ?

• Faites-vous de l’asthme ?

• Avez-vous déjà pris un traitement pour vous ?

Vos conseils

• Bien nettoyer le nez à l’aide de solutions dédiées (Humer, Physiomer, Stérimar…) avant pulvérisation du traitement nasal antiallergique pour accroître son efficacité.

• Des prises régulières sont indispensables pour une bonne efficacité des traitements.

• En complément, des oligo-éléments à base de manganèse (Granions, Oligosol, Oligostim) peuvent être proposés aux patients comme modificateurs de terrain, ou encore des médicaments homéopathiques (Lergypax, Rhinallergy…).

Vos conseils

• Recommander le cas échéant de retirer les lentilles (source d’irritation supplémentaire) pendant la durée du traitement.

• En cas d’allergie aux pollens et graminés, aérer la maison de bonne heure le matin ou tard le soir ; en voiture, fermer les fenêtres et les entrées d’air ; éviter les espèces les plus allergisantes dans son jardin (cyprès, thuya, bouleaux) ; ne pas faire sécher son linge dehors ; en rentrant chez soi, changer de vêtements et se laver les cheveux.

• En cas d’allergie aux acariens, aérer et nettoyer régulièrement la chambre (enlever tapis, moquette et limiter et laver régulièrement les peluches..), entourer les matelas et les oreillers de housses de protection anti-acariens et laver le linge de lit deux fois par mois à 60 °C.

Les questions à poser

• Votre anxiété est-elle liée à un événement particulier ?

• Depuis quand avez-vous du mal à dormir ?

• Vous sentez-vous fatigué dans la journée ?

• Avez-vous déjà pris un traitement pour vous détendre ou mieux dormir ?

• Prenez-vous des médicaments particuliers par ailleurs ?

Vos conseils

• La plupart des spécialités homéopathiques traitent à la fois la nervosité et les troubles du sommeil : Quiétude (5 ml matin et soir, à partir de 1 an), Sédatif PC en comprimés (2 comprimés à sucer matin, midi et soir chez les adultes et enfants de plus de 6 ans ou à dissoudre dans l’eau pour les moins de 6 ans) ou en granules (5 granules matin, midi et soir), L72 de Lehning (en cas d’anxiété chez l’adulte : 30 gouttes matin, midi et soir et 60 gouttes au coucher ; en cas de troubles du sommeil chez l’adulte : 30 gouttes au dîner et 60 gouttes au coucher ; chez l’enfant de plus de 2 ans, la dose sera diminuée selon l’âge).

Vos conseils

• Pour améliorer la qualité du sommeil de l’enfant, l’habituer à se coucher à des heures réguliéres, éviter les jeux « stimulants » avant le coucher, instaurer un rituel (lecture, câlin…) et prendre le temps de le réveiller tranquillement le matin.

• Limiter les excitants (thé, café, alcool…) dans la journée, et particulièrement dans les quatre à six heures précédant le coucher en cas de troubles du sommeil.

• Faire des pauses dans sa journée de travail, s’aérer, pratiquer une activité physique pour se changer les idées et faire tomber la tension physique et morale. Pas d’activité physique intense toutefois dans les deux heures précédant le coucher.

• Avoir autant que possible des heures de coucher et de lever régulières.

• Pratiquer des techniques de relaxation, susceptibles de favoriser la gestion du stress (yoga, sophrologie, tai-ji…).

Les questions à poser

• Est-ce la première fois que vous avez ces symptômes ?

• Êtes-vous sujette aux mycoses vaginales ?

• Avez-vous pris des antibiotiques récemment ?

• Avez-vous d’autres symptômes (fortes douleurs abdominales…) ?

• Êtes-vous enceinte ?

Vos conseils

• En relais du traitement antifongique, on peut recourir à des ovules Cicatridine à base d’acide hyaluronique, qui aide à la cicatrisation de la muqueuse vaginale.

• Pour limiter les récidives, éviter les sousvêtements synthétiques et les pantalons trop serrés. Ne pas garder un maillot de bain mouillé sur soi.

• Une toilette intime quotidienne ou biquotidienne suffit. Proscrire les douches vaginales ou l’usage trop fréquent d’antiseptiques.

• En dehors de l’épisode de mycose, recommander un gel nettoyant proche du pH physiologique (environ 5,2) : Rogé Cavaillès Intime Protection active, Lactacyd Femina, Hydralin Quotidien, Saugella DermoliquideSaforelle et Myleuca, au pH alcalin, revendiquent aussi un usage quotidien.

Vos questions

• Est-ce la première fois ?

• Vous sentez-vous particulièrement fatigué ou stressé en ce moment ?

• Avez-vous déjà eu recours à des produits pour accélérer la cicatrisation ?

Vos conseils

• Le patient est contagieux dès les premiers signes et jusqu’à la formation de croûtes. Il devra donc, durant cette période, éviter tout contact direct de la lésion avec l’entourage, et, pour éviter tout risque d’auto-inoculation (oeil, doigt…), se laver les mains après tout contact avec la lésion d’herpès.

• L’exposition solaire pouvant déclencher une poussée d’herpès, une protection labiale est indispensable (Photerpès Stick labial SPF 50+, Anthelios XL Stick lèvres 50+, Avène Stick zones sensibles SPF 50+…).

Les questions à poser

• La douleur est-elle intense ?

• S’accompagne-t-elle d’autres symptômes (oedème, hématome…) ?

• Avez-vous entendu un craquement ?

• Avez-vous déjà appliqué ou pris un traitement ?

Vos conseils

• Ne pas masser ou appliquer de chaleur sur un muscle accidenté sans avoir éliminé une lésion anatomique (élongation, déchirure, rupture), au risque d’accentuer l’hématome.

• Préserver ses muscles par un échauffement progressif, l’utilisation d’un équipement adapté et un repos suffisant entre deux séances sportives.

• Le massage des muscles à l’aide d’une crème chauffante (Sports Akiléine Start, Kamol crème de massage…) prépare à l’effort et protège la peau par temps froid. Des huiles de massage à base d’arnica et/ou d’huiles essentielles peuvent également être conseillées, avant et après l’effort : Sports Akiléine Kimas, Puressentiel effort musculaire

Les questions à poser

• Comment nettoyez-vous votre visage habituellement ?

• Vous maquillez-vous ?

• Quel est votre type de peau (plutôt sèche, grasse…) ?

• Avez-vous la peau qui tiraille ?

Vos conseils

• Pour éliminer un maquillage waterproof, utiliser des produits huileux ou des crèmes eau dans huile (Huile démaquillante Uriage, Huile micellaire démaquillante sublimatrice Vichy, Huile fondante démaquillante Lierac…).

• Appliquer les produits sans rinçage (lait) du bout des doigts ou avec un coton à démaquiller. Retirer l’excédent à l’aide d’un mouchoir en papier ou d’un coton. Répéter les applications jusqu’à ce que le coton ou le mouchoir soit propre.

• Un gommage, une à deux fois par semaine pour les peaux grasses, deux ou trois fois par mois pour les peaux sèches, affine le grain de peau (Gelée gommante douceur Uriage, Gommage doux purifiant Avène…).

Les questions à poser

• Où est localisée la verrue ?

• Quand est-elle apparue ?

• Quel aspect a-t-elle, est-elle unique ?

• Quel âge a votre enfant ?

Vos conseils

• Avec un verrucide, protéger la peau saine autour de la lésion avec un vernis (Verlim, Cochon Vernis film protecteur…) ou un pansement/ bande adhésive évidé (Cochon feutres, Elastoplast, Hypafix…). Frotter doucement la surface de la verrue avec une lime avant application et interrompre le traitement trois jours en cas de saignement.

• Protéger son entourage de la contagion : recouvrir la verrue avec un vernis incolore ou un pansement protecteur, porter des chaussons de piscine…

• Se protéger : porter des sandales dans les douches ou près des bassins de piscine, ne pas partager serviettes ou chaussettes.

Les questions à poser

• Quel lait prenait Fanny auparavant ?

• Pourquoi le médecin a-t-il décidé de le changer ?

• Quel lait lui conseille-t-il ?

Vos conseils

• Commencer par mettre l’eau puis le lait en poudre (une dosette rase pour 30 ml d’eau), consommer le biberon dans l’heure s’il est donné à température ambiante ou dans la demi-heure s’il est chauffé.

• Penser à adapter la biberonnerie en cas de coliques, avec des systèmes permettant de limiter l’ingestion d’air : MAM Biberons anticoliques, tétines avec valve anticolique chez Avent Classic et Natural, Dodie Initiation et Évolution Plus…