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Les autres mesures du PLFSS
L’hôpital devra également réaliser des économies de 657 millions d’euros. Au programme du PLFSS : la rationalisation des achats hospitaliers (250 M€), l’amélioration de l’organisation des pharmacies à usage intérieur (64 M€), les actions de gestion du risque et la qualité des prises en charge (193 M€), des baisses de prix des médicaments et des dispositifs médicaux de la “liste en sus” (respectivement 50 et 40 M€), et l’adaptation des indications de la « liste en sus ». Sans oublier l’encadrement de la visite médicale à l’hôpital. Ce dispositif en expérimentation (loi du 29 décembre 2011) va devenir pérenne et « son champ d’application sera élargi à l’ensemble des médicaments ».
Le PLFSS prévoit aussi de revoir la publicité grand public pour les produits de santé. Elle sera interdite pour les médicaments non remboursables lorsque leur nom rappelle celui d’une spécialité remboursable. En revanche, le PLFSS prévoit la fin de l’expérimentation de la réintégration des médicaments dans les forfaits de soins des EHPAD. Pour lutter contre la désertification médicale, 200 postes de médecins généralistes locaux vont être proposés à des jeunes diplômés avec une garantie de revenus sur deux ans dans des « zones fragiles ». La réorganisation du système de soins passe aussi par la généralisation d’une rémunération au forfait pour les équipes de soins de proximité qui assurent de nouveaux services aux patients (prévention, ETP, dépistage…).
HUBERT OLIVIER, PRÉSIDENT DE LA CSRP
« C’est un PLFSS catastrophique pour la répartition. Plus de la moitié de son impact va concerner le médicament, et c’est totalement disproportionné. C’est l’année I du plan que l’on pouvait craindre à la lecture du rapport sur l’ONDAM de l’IGAS et de l’IGF*. L’évolution du marché est déjà de – 2 %. Les mesures du PLFSS 2013 nous conduiront à une baisse du marché de – 2,5 % à – 3 % l’année prochaine. Pour la répartition, c’est à nouveau une baisse massive de notre marge. Nous chiffrons cet impact entre 50 et 60 M€ au minimum. Cette situation est extrêmement inquiétante. Si toutes ces mesures se mettent en place, d’ici trois ans, c’est la totalité de la répartition qui ne dégagera plus de profit, n’aura plus de possibilités d’investir et ne sera plus dans la capacité d’assurer ses obligations de service public. »
* Voir le Moniteur n° 2945 du 25/08/2012
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