Transactions en Occitanie : la ruralité boudée

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Transactions en Occitanie : la ruralité boudée

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Publié le 6 août 2018
Par Francois Pouzaud
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Le Moniteur des pharmacies vous propose de passer l’été sur un mode touristique et professionnel. Nous avons en effet décidé de partager avec vous notre analyse du marché de la transaction d’officines dans 13 régions. Aujourd’hui, mettons l’accent sur l’Occitanie.

En Languedoc-Roussillon, la physionomie du marché change peu d’une année sur l’autre. « En tant que ville phare de l’Hérault, Montpellier reste un marché fluide à prix élevé pour les affaires au-dessus de 1,5 million d’euros », indique Hervé Ferrara du cabinet Pharmacessions. La demande reste forte en raison de la forte concentration de la population et de médecins. « Montpellier n’est pas une zone à risque de désertification médicale même si 27 % de la population médicale a plus de 60 ans », ajoute-t-il. Même les opérations de rachat de petites officines en vue d’un transfert ou d’un regroupement afin de conforter une zone de chalandise se font à des prix s’écartant peu de ceux du marché. Ailleurs, le marché des très petites officines (800 k€ et moins) est nettement moins valorisé tant en zone urbaine qu’en zone rurale. « Elles se vendent au moins 10 à 15 points en dessous du marché », précise-t-il. De plus, le manque d’attrait en milieu rural (à 1 heure des grandes villes) est souvent lié à un problème de désertification médicale. Des zones sont en souffrance comme l’arrière-pays biterrois, mais aussi Nîmes (Gard) ou Perpignan (Pyrénées orientales) où le turn-over est faible. 

A Toulouse (Haute-Garonne), les prix sont un ton en-dessous de Montpellier. « La ville est minée par les enseignes Lafayette, les acquéreurs cherchent à s’installer en dehors de cette métropole pour être le moins possible en concurrence avec ce type de pharmacies et en même temps ils ne veulent pas non plus trop s’en éloigner pour profiter de la qualité de vie. C’est bien là tout le paradoxe de cette grande ville qu’est Toulouse ! », commente Jean-Luc Guérin, directeur général de Pharmathèque.

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