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S’installer dans une galerie commerciale
En transférant dans une galerie commerciale, Mohamed Farsi voulait échapper à la délinquance d’un quartier. En dépit de coûts d’exploitation plus lourds, le titulaire parisien a vu la fréquentation de sa pharmacie grimper.
Mohamed Farsi exerçait à Paris dans un quartier du XVIIIe arrondissement caractérisé par une délinquance préoccupante. Pour le pharmacien, la sécurité aux abords de son local est insuffisante. Quand l’opportunité de transférer à 180 mètres de là se présente, il saisit la balle au bond. « Ce transfert permettait d’installer la pharmacie dans une petite galerie commerciale, qui regroupe une dizaine de commerces et un supermarché Carrefour Market », raconte-t-il. La galerie marchande, qui ouvre sur la rue Championnet et l’avenue de Saint-Ouen, facilite l’accès de la clientèle. « La galerie est surveillée par deux vigiles et un pompier est présent en permanence. L’équipe officinale est plus sereine, même si nous déplorons encore des vols. »
Mais la galerie commerciale se situe dans une zone de surdensité officinale. Mohamed Farsi a dû batailler contre ses confrères pour obtenir son autorisation de transfert. « Je ne m’attendais pas à cet acharnement de pharmaciens qui n’ont pas hésité à chercher la moindre faille dans mon dossier pour faire échec à mon transfert. » Or, le titulaire a particulièrement bien ficelé son dossier. « Chaque détail a compté pour obtenir l’autorisation, comme l’adresse précise de la pharmacie, sa capacité à assurer un service de garde, l’accès et l’aménagement des lieux pour les personnes handicapées. »
Bien qu’il ait conservé sa clientèle, Mohamed Farsi, qui est davantage sollicité pour assurer les premiers soins dans des situations d’urgence, a l’impression « de ne plus exercer le même métier ». En effet, la galerie commerciale draine des patients portés de préférence sur les achats de parapharmacie. « La fréquentation de l’officine a augmenté de 20 % à 25 %. La part de la parapharmacie dans les ventes totales a progressé de 10 points », se félicite-t-il. Le pharmacien a dû s’adapter : élargissement de son offre de parapharmacie, prix attractifs, formation du personnel…
Des contraintes d’exploitation lourdes
« Dans mon ancien local, je n’étais pas habitué à commander des volumes d’achats importants ni à négocier des remises. J’ai essayé de mettre en place une politique de prix bas, mais j’ai été ensuite vite rattrapé par les réalités économiques car je n’avais pas au niveau de la trésorerie des moyens suffisants. »
Mohamed Farsi doit également faire face à des charges d’exploitation plus lourdes. « Le loyer est 40 % supérieur à mon ancien local. Dans cette galerie marchande, les murs appartiennent à des particuliers, je ne suis donc pas soumis aux baux des centres commerciaux qui indexent le loyer en fonction du chiffre d’affaires de l’officine. » Des contraintes qui conduisent le titulaire à penser qu’il n’est pas certain d’être gagnant financièrement. Pour le moment. Car cette installation lui ouvre des perspectives d’évolution. « Avec ce transfert, j’ai l’impression d’avoir installé un moteur neuf et plus puissant. »
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