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© La nouvelle pharmacie Monge à Paris 15e - Laurent Lefort
Ouverture d’une pharmacie « Monge » à Paris 15e : les recours en annulation pleuvent
Un mois à peine après son ouverture, rue du commerce dans le 15e arrondissement parisien, à l’emplacement d’une ancienne boutique Zara de 800 m², la pharmacie « Monge Eiffel Commerce » fait l’objet de plusieurs recours en annulation de la décision de l’ARS ayant autorisé le regroupement dont est issue cette officine*. L’attention portée à l’enseigne Monge est décuplée depuis que le groupement Paris Pharma a acquis, avec l’aide du fonds d’investissement Sagard, l’emblématique point de vente du 5e arrondissement. Cette signature est appelée à se déployer avec parcimonie dans les grandes métropoles touristiques.
Cinq titulaires voisins, les trois syndicats (la FSPF, l’UNPF et l’UPRP, filiale parisienne de l’USPO) et l’Ordre, qui a émis un avis défavorable, à ce regroupement ont déposé des recours.
Pour Frédéric Saada, l’avocat de la pharmacie « Monge Eiffel Commerce », tous vont se brûler les ailes. « Ce dossier a été médiatisé alors que ce regroupement est un modèle sur le plan juridique », défend-il.
A Paris où il y aurait 500 pharmacies de trop si l’on s’en tient au quorum, il paraît difficilement contestable au regard du critère de l’abandon de clientèle. « Et dans la nouvelle ordonnance réseau, le regroupement d’officines dans le même quartier sera quasi-automatique, il n’y aura plus besoin de démontrer l’optimisation de la desserte de la population résidente », ajoute cet avocat.
C’est d’ailleurs pourquoi l’Ordre, dans son recours devant le tribunal administratif, entend s’appuyer sur une jurisprudence du Conseil d’Etat qui avait annulé une licence de transfert au motif que l’amélioration du service médical rendu n’était pas au rendez-vous. « Comment pourrait-il être amélioré dans la pharmacie rue du commerce, alors que presque tout l’espace est dévolu à la parapharmacie et que les comptoirs à ordonnances prennent une toute petite place au fond de la pharmacie ? », s’interroge Martial Fraysse, président du conseil régional de l’Ordre des pharmaciens d’Ile-de France.
« Pour l’instant, la pharmacie n’a ouvert que sur 250 m², c’est un choix réfléchi mais maintenant que la licence a été accordée, elle va avoir davantage les mains libres », redoute Patrick Freva, un des pharmaciens contestataires et fondateur de l’ADIP (Association de défense de l’indépendance de la pharmacie).
* Regroupement entre une pharmacie du boulevard de Grenelle et une autre de l’avenue Emile Zola
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