Le Val d’Europe navigue entre attractions et attractivité

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Publié le 23 juin 2018
Par Francois Pouzaud
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Situé au nord du département de la Seine-et-Marne, à 30 kilomètres à l’est de Paris, le Val d’Europe est le quatrième secteur de Marne-la-Vallée. Son développement économique et démographique est en train de tenir toutes ses promesses. Un dynamisme qui devrait susciter des projets de transfert de pharmacies dans cette zone proche de Disneyland Paris.

Aujourd’hui, en 2018, la population du Val d’Europe dispose d’une officine de pharmacie par commune, alors que d’une commune à l’autre la population varie de 2 815 habitants à près de 8 700 habitants », fait remarquer Anne Lefebvre, pharmacienne consultante.

Selon les quotas en vigueur, il est possible d’ouvrir une première pharmacie dans une commune de 2 500 habitants, puis une seconde pharmacie si la population de cette commune atteint 7 000 habitants (une nouvelle licence étant accordée par tranche entière supplémentaire de 4 500 habitants). Le territoire du Val d’Europe est donc en sous-densité officinale importante, ce qui ouvre la voie à plusieurs opportunités de transferts. Car il s’agit bien là d’une véritable success story à la française qui a rythmé les trente dernières années d’un territoire à la fois proche et éloigné de la capitale. Retournons en 1987. La convention signée entre l’Etat, la Walt Disney Company, le département de Seine-et-Marne et la région, prévoyait la réalisation à l’horizon 2017, de deux parcs à thèmes, 18 000 chambres d’hôtel, 2 400 résidences hôtelières, 2 golfs, un parc aquatique, 5 400 logements, 65 000 m² de commerces de détail…

Afin de répondre aux besoins générés par ce projet, il a été nécessaire de regrouper les cinq communes de Bailly-Romainvilliers, Chessy, Coupvray, Magny-le-Hongre et Serris en un syndicat d’agglomération nouvelle. C’est ainsi que la population de ces cinq communes a commencé a augmenté, notamment pour trois d’entre elles, Serris, Bailly-Romainvilliers et Magny-le-Hongre. En effet, depuis 1990, elle a été multipliée respectivement par 9 pour Serris, 12 pour Bailly-Romainvilliers et 25 pour Magny-le-Hongre.

Une offre médicosociale variée mais peu d’officines

Ces communes disposent chacune de plusieurs cabinets médicaux et de différents établissements médicosociaux. A Magny-le-Hongre, un centre de vie a ouvert en 2004 pour accueillir des jeunes infirmes moteurs cérébraux. A Serris, un établissement médicosocial accueille des personnes en situation de handicap mental orientés là par la Maison départementale des personnes handicapées (MDPH) et la Commission des droits et de l’autonomie des personnes handicapées (CDAPH). A Bailly-Romainvilliers, le Centre d’aide par le travail du Val d’Europe accueille 80 adultes handicapés mentaux encadrés par des médecins, éducateurs spécialisés, assistants sociaux… Et « c’est pas fini », comme dirait la publicité. « A ce jour, ce territoire, qui a connu l’une des plus fortes dynamiques démographiques et socio-économiques de France de ces dernières années, compte 35 000 habitants et les communes de Villeneuve-le-Comte et Villeneuve-Saint-Denis vont bientôt rejoindre l’intercommunalité du Val d’Europe », indique Anne Lefebvre.

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Le Val d’Europe comptait, en 2017, environ 12 500 logements. Le choix d’un développement raisonné d’environ 550 logements familiaux livrés et 650 commencés par an a été́ retenu pour la période 2014-2019. « La sous-densité officinale ne peut que tendre à s’accentuer avec la progression démographique continue », conclut donc Anne Lefebvre.

Walter Barros