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Le bon plan de Pascal Lachaise
A 32 ans, malgré son faible apport, Pascal Lachaise est devenu cotitulaire d’une pharmacie à Chenôve (Côte-d’Or) où, en 2008, il avait effectué son stage de 6e année. Il s’est associé en SEL avec une ancienne adjointe et un nouveau retraité.
Il faut toujours pouvoir compter sur son maître de stage. Pascal Lachaise a repris en février 2015 la pharmacie de Robert Baumgarten, titulaire à Chenôve, chez qui il a effectué son stage de fin d’études. Après quelques années comme adjoint et un projet avorté de reprise de la pharmacie, c’est par l’intermédiaire d’un cabinet de transaction qu’il a renoué contact en 2013 avec son ancien maître de stage pour étudier la reprise de son officine. Car Robert Baumgarten aspire à partir en retraite. « Ce type de rachat est toujours intéressant pour une première acquisition car je connais l’environnement de l’officine, la patientèle et l’équipe officinale qui m’a apprécié en tant que collaborateur », explique Pascal Lachaise.
Néanmoins, il ne dispose que de 61 000 € d’apport personnel et c’est cette insuffisance de fonds propres qui l’a obligé à renoncer à son précédent projet d’installation. « Dans l’idéal, je devrais disposer de 200 000 à 300 000 euros d’apport », précise-t-il.
Mais Robert Baumgarten veut donner sa chance à son ancien stagiaire : il décide de ne récupérer qu’une partie de la vente de son officine dans son patrimoine personnel tout en cessant définitivement son activité. « Le fonds a été vendu à une SELARL pour 1,2 million d’euros dans laquelle Robert Baumgarten, nouveau retraité, restera associé investisseur pendant dix ans, comme le permet la loi sur les SEL », explique le néotitulaire.
Une reprise des parts assurée
La SELARL a emprunté près d’un million d’euros sur 12 ans au taux de 1,60 % hors assurances et l’opération pour l’ancien titulaire a consisté en une vente partielle à soi-même puisqu’il a réinvesti une partie du montant perçu dans une prise de participation de 39 % dans la SELARL (au capital de 100 000 €) et en compte courant d’associé. Pascal Lachaise, associé majoritaire avec 51 % des droits de vote, s’est aussi associé avec l’adjointe, qui prend 10 % du capital. « Agée de 55 ans et à une dizaine d’années de la retraite, elle ne souhaitait pas s’endetter sur 12 ans et n’a donc apporté que 20 000 euros répartis par moitié en capital et compte courant », précise Pascal Lachaise.
A l’horizon des dix prochaines années, celui-ci devra racheter la participation de son associé exploitant quand elle décidera à son tour de partir à la retraite, et lui rembourser les sommes placées en compte courant. Quant au rachat progressif des parts de son associé investisseur et au remboursement plus important de son compte courant, le pacte d’associés n’a rien prévu en la matière. « Je ne peux pas encore présager de mes futures capacités de remboursement car je ne sais pas comment va évoluer l’officine », souligne-t-il. Et si, en cas d’imprévu ou au terme des dix ans autorisés par la loi, il n’est pas parvenu à réunir les fonds nécessaires ? « La fille de Robert Baumgarten est pharmacienne adjointe et son épouse est titulaire d’une pharmacie à Gevrey-Chambertin. Toutes deux sont susceptibles de racheter ses parts. »
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