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Pas d’enseignement libre en pharmacie
Depuis un an et demi, l’Association nationale des étudiants en pharmacie (ANEPF) se mobilise contre l’activité du Centre d’enseignement supérieur international (Clesi) ouvert à Toulon et Béziers. Celui-ci n’est adossé à aucune université française mais à l’université privée Fernando-Pessoa de Porto. « Les étudiants qui pensaient obtenir un diplôme portugais après cinq ans d’études en France sont désormais censés suivre les deux premières années ici, puis les trois dernières au Portugal », explique l’ANEPF. Philippe Gaertner, président de la FSPF, dénonce « le contournement du numerus clausus et un parcours des étudiants loin d’être sécurisé ». Les frais de scolarité, eux, s’élèvent à 9 500 € par an pour la pharmacie, très au-delà de ce qui se pratique dans les universités classiques. L’arrêté d’application de la loi sur les universités vient d’être publié. « Ce texte définit les conditions d’agrément. Le Clesi devra se mettre en conformité sinon il n’aura plus la capacité de prodiguer ses enseignements », ajoute Philippe Gaertner plutôt inquiet pour des jeunes dont « un parcours de formation risque d’être invalidé ».
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