Ventes en ligne : Amazon et le nombre de pharmaciens adjoints

© Amazon et la vente en ligne - Geralt/Pixabay

Ventes en ligne : Amazon et le nombre de pharmaciens adjoints

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Publié le 31 janvier 2020
Par Francois Pouzaud
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Tout sauf aussi vite que possible. Le projet de loi « Asap », ou d’accélération et de simplification de l’action publique, que le gouvernement doit présenter en Conseil des ministres le 5 février prochain, remet en selle la possibilité de créer des plateformes de commerce électronique de médicaments qui échapperaient au pharmacien et des locaux déportés, distincts de l’officine, pour les stocker. Ce n’est pas tout.

La loi « Asap » envisage de changer les règles de calcul pour la présence d’un pharmacien adjoint dans les officines en exonérant en particulier l’activité de commerce électronique et la parapharmacie.

« Ce projet de loi, qui sera ensuite examiné par les parlementaires et présenté en première lecture au Sénat début mars, va mettre en place une stratégie Amazon Plus », a alerté Gilles Bonnefond, président de l’Union des syndicats de pharmaciens d’officine (USPO), lors des 12es Rencontres de ce syndicat. Il s’étonne qu’un tel projet puisse être proposé par l’exécutif, dont la stratégie est en parallèle de renforcer les parcours de soins pharmaceutiques. « Ce projet gâche ce que l’on est en train de construire depuis deux ans », assène-t-il.

Présent à ces journées, Thomas Mesnier, député (La République en marche) de Charente, dit ne pas avoir eu en main ce projet de loi et souligne l’incohérence de ce texte : « On ne va pas s’amuser à faire et à défaire », s’étonne-t-il.

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Avant même de songer à une riposte musclée (mobilisation générale de la profession), l’USPO lance un sondage en ligne auprès des pharmaciens afin de recueillir leur avis sur ce projet de loi.