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© Vente en ligne, Internet, Amazon, FSPF, USPO, Ordre des pharmaciens, - DR
Site de vente en ligne : les travaux sont lancés sur une simplification des règles en vigueur
Lors de la réunion au ministère de la Santé du 16 avril dernier, les syndicats pharmaceutiques et l’Ordre des pharmaciens ont abordé le souhait du gouvernement de simplifier les règles techniques applicables aux sites internet de commerce électronique de médicaments. Des règles jugées trop restrictives par le premier Ministre.
En particulier, l’exécutif veut lever l’interdiction faite aux pharmacies de se regrouper et autoriser le stockage des médicaments dans un entrepôt séparé de l’officine à l’intérieur du département dans lequel elle est située. La Fédération des syndicats pharmaceutiques de France (FSPF) a fait savoir que ce serait un « non » catégorique, estimant que l’activité de l’officine n’est pas « divisible », afin d’en garantir le bon contrôle par le pharmacien. Même refus de Gilles Bonnefond, président de l’Union des syndicats de pharmaciens d’officine (USPO), qui voit dans cet assouplissement « la menace d’une sous-traitance inacceptable qui pré-positionne des plateformes Amazon ».
Une autre piste concernant la création de sites Internet de pharmacies fait, en revanche, consensus : celle de passer d’un système d’autorisation préalable à l’Agence régionale de Santé (ARS) à un système de déclaration avec contrôle a postériori. « Il faut toutefois que ce contrôle d’activité de l’ARS soit effectif et porte sur la façon de proposer des médicaments à la vente en ligne, dans le respect des bonnes pratiques », demande Gilles Bonnefond.
Sur la mutualisation des moyens que permet un regroupement des sites de vente en ligne des pharmacies, Philippe Besset met une limite : « Chaque pharmacie doit garder la maîtrise de ses fichiers patient et leur connaissance ne doit pas être partagée, et ce de la même façon que pour une pharmacie physique, les conditions exigées par le Code de la santé publique ne doivent être en rien modifiées ». C’est pourquoi il propose que le pharmacien garde le libre choix de son opérateur pour la création de son site et que seule la partie back-office et notamment logistique de la vente en ligne soit confiée à son groupement ou son grossiste-répartiteur tout en gardant la maîtrise de la livraison au dernier kilomètre. « Ainsi, le jour où il change de groupement ou de grossiste, il conserve l’architecture de son site et n’aura juste qu’à changer un module sur son site de vente en ligne », explique-t-il.
Pour la construction de sites Internet groupés et en faciliter la mutualisation, la FSPF a proposé les services du site Internet lepharmacien.fr de Résopharma, propriété de ce syndicat. Ce à quoi s’est opposé Gilles Bonnefond en raison « d’un conflit d’intérêt entre ce syndicat et un système qui pourrait créer des sites de façade, un système de groupements d’achat, calibrant les prix des médicaments avec pour effet de les tirer vers le bas ».
Philippe Besset a réfuté cette accusation, l’idée poursuivie ici étant de pouvoir proposer presque gratuitement à toutes les officines du territoire un site Internet.
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