Des prescriptions à la plume
Alors que les Hôpitaux du bassin de Thau (HBT) ont tous été informatisés, les médecins ont dû, depuis juin dernier, reprendre la plume pour rédiger leurs ordonnances. Motif : le logiciel Clinicom, acquis en 2005, a été considéré par la direction comme dépassé. Et remplacé par DX Care, dont la solution « prescription médicamenteuse » n’est pas opérationnelle et ne devrait l’être que d’ici décembre. « Les personnels soignants ont pris des habitudes avec l’informatisation qui est sécurisante, et les médecins ont dû prendre acte qu’un retour au papier était nécessaire, mais c’est transitoire », rassure Sylvain Baty, directeur référent des HBT. L’éditeur du logiciel remplacé a contesté l’obsolescence de son produit, rappelant qu’un établissement de santé tel que le CHU de Nîmes, très en pointe en matière de prescription médicamenteuse informatisée, continue d’utiliser Clinicom.
Erreurs de dosage et sur les AMM
« L’informatisation assure un bon contrôle des prescriptions en DCI, elle permet aux hôpitaux d’avoir des historiques et des alertes, comme avec notre dossier pharmaceutique en ville. Le retour au papier nous a incités à être beaucoup plus vigilants sur les ordonnances de sortie que nous délivrons, même si nous sommes bien entendu parfaitement dans notre rôle », constate Jean-Michel Ferrando, titulaire à Sète. Depuis juin, des erreurs sur des dosages ou des AMM ont été relevées par ce dernier : « On ne voyait plus de problème d’interactions, on en relève à nouveau. » Les HBT, très endettés, ont pour leur part signé avec l’ARS un contrat de retour à l’équilibre financier, s’engageant à faire près de 4 M€ d’économies d’ici trois ans. Or la maintenance de Clinicom aurait coûté à elle seule 60 000 € au premier trimestre 2014. Ceci expliquant peut-être cela.
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