Avenant télémédecine : les deux syndicats mandatés pour le signer

© Avenant télémédecine - DR

Avenant télémédecine : les deux syndicats mandatés pour le signer

Réservé aux abonnés
Publié le 3 décembre 2018
Par Francois Pouzaud
Mettre en favori

Le projet d’avenant conventionnel sur la télémédecine transmis par Nicolas Revel, directeur général de l’Assurance maladie, aux syndicats d’officinaux, a été approuvé en Assemblée générale de la Fédération des syndicats pharmaceutiques de France (FSPF) et par le conseil d’administration de l’Union des syndicats de pharmaciens d’officine (Uspo). Néanmoins, les deux syndicats demandent que des modifications soient apportées au texte qui leur sera soumis à signature lors de la réunion du 6 décembre avec l’Assurance maladie.

Sur l’intervention du pharmacien, Philippe Gaertner, président de la FSPF, souhaite une rédaction qui ne le cantonne pas à un rôle de technicien. « Le but de cet avenant est d’ajouter de la compétence de professionnel de santé, dans ses attributions, le pharmacien ne peut pas se contenter de mettre en place un plateau technique pour la réalisation de cette téléconsultation et de prendre des mesures sur le patient. Il doit pouvoir aussi assister à un temps donné à la consultation afin de venir en appui du patient et s’assurer de la bonne compréhension de ce que lui a dit son médecin. »
Concernant les éléments forfaitaires de la rémunération du pharmacien, le président de la FSPF accepte les paliers qui seront appliqués en fonction du nombre de téléconsultations mais souhaite une clause de revoyure écrite un peu mieux rédigée. « Le plafond à 400 € au-delà de 30 patients doit pouvoir être rediscuté au bout d’un an car il ne serait pas acceptable de rémunérer à un tel forfait des pharmaciens qui réalisent 50 ou 100 téléconsultations par an », explique-t-il.
De son côté, Gilles Bonnefond, président de l'Uspo souhaite seulement que l’indemnité de connexion de 350 € par an ne soit pas liée à la condition de réaliser au moins une téléconsultation dans l’année. « Les médecins ne sont pas soumis à cette règle, il n’y a donc aucune raison qu’elle s’applique aux pharmaciens », précise-t-il.



Publicité