Coup d’arrêt sur les ventes

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Publié le 1 mars 2019
Par Audrey Chaussalet
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Pour la deuxième année consécutive, le chiffre d’affaires des médicaments hors prescription médicale en pharmacie a diminué en 2018, selon le baromètre OpenHealth pour l’Afipa (Association française de l’industrie pharmaceutique pour une automédication responsable). Fixé à 2,1 Mds d’€, la baisse est de 4,6 %, contre – 5,3 % l’année précédente. En cause, le délistage de certains medicaments à base de codéine et des dérivés d’opium, un épisode grippal plus long mais moins intense… Cependant, l’ensemble du marché du “selfcare” (incluant selon la définition de l’Afipa des dispositifs médicaux et des compléments alimentaires également vendus sans ordonnance, en plus des médicaments de cette catégorie) affiche, lui, un recul nettement moindre (- 0,3 % pour un C.A de 3,9 Mds d’€).

Pour Franck Leyze, président de l’Afipa, « Le marché du selfcare fait face à des évolutions à long terme, comme les nouveaux modes de consommation qui s’orientent vers davantage de naturalité ».

En effet, 59 % des pharmaciens constatent une baisse des médicaments conventionnels en faveur d’alternatives naturelles (aromathérapie, probiotiques, phytothérapie et micronutrition), ce qui engendre une mutation des linéaires dans l’espace officinal. « En France, la fragmentation du parc officinal et le développement de grosses officines entraîne une concentration du marché, qui bouscule également le modèle établi », ajoute Franck Leyze. La France compte 21 376 pharmacies sur son territoire en 2018, un chiffre en baisse de 3 % sur ces quatre dernières années. Autre tendance de fond : les pharmacies de gros calibres (> 3 M€), encore minoritaires (8 % du parc officinal), se développent (+ 39 %) au détriment des petites officines (C.A < 1,5 M€), largement majoritaires (53 % du parc) qui ferment (- 11 % en quatre ans).

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