Incertitudes sur son avenir

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Publié le 4 juillet 2015
Par Yolande Gauthier
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Nous sommes dans une impasse. Le parcours du combattant a débuté en octobre 2010, nous sommes en juin 2015 et je suis inquiet.» C’est ainsi que le directeur général du laboratoire Almirall, Christophe Vandeputte, a débuté une conférence de presse consacrée à Sativex mardi 30 juin à Paris. La raison de cette inquiétude ? L’absence d’accord avec le CEPS (Comité économique des produits de santé) pour le prix de ce médicament à base de cannabis, indiqué dans le traitement des symptômes de la spasticité due à une sclérose en plaques (SEP).

Le prix proposé par le CEPS est d’environ 60 € par mois, alors que le laboratoire a demandé 350 € et que la moyenne européenne est de 440 €. Pourquoi une telle distorsion ? Doutes sur l’efficacité du traitement, craintes sur un risque addictogène, mésusage ? « En tant que neurologue, je suis contre le cannabis, mais Sativex n’en est pas », a insisté le Pr Patrick Vermersch, du CHRU de Lille.

Sativex a obtenu son AMM en janvier 2014 au vu de 3 études pivots. Il pourrait offrir une alternative thérapeutique à environ 5 000 patients atteints de SEP. Le laboratoire attend maintenant un arbitrage politique. « Il n’est pas sûr que nous puissions mettre Sativex à disposition des malades. Je ne peux pas vendre à perte, et la commercialisation sans remboursement n’est pas envisagée », a prévenu Christophe Vandeputte.

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