Si un vaccin contre le Covid-19 était disponible, vous feriez-vous vacciner ?
OUI
Julien Delenclos, titulaire en milieu semi-urbain (9 salariés dont 4 adjoints) à Camon (Somme). Groupement : aucun ; non syndiqué.
Bien sûr que je me ferais vacciner ! L’analyse intermédiaire d’un essai de phase 3 du vaccin à ARNm développé par Pfizer est efficace à 90 % pour prévenir les infections à Covid-19. Il convient maintenant d’attendre la confirmation de ces résultats sur le plan scientifique par un comité indépendant. Mais je n’ai pas d’inquiétude à utiliser un médicament qui serait mis sur le marché aussi rapidement s’il respecte la locution latine « primum non nocere ». En tant que professionnel de santé, il faut montrer l’exemple afin de combattre aussi la vaccinophobie importante au sein de la population. Par ailleurs, le professionnel de santé doit être prioritaire pour cette vaccination car il peut être potentiellement contaminant pour les patients.
NON
Charles Barrière, installé en milieu rural (4 salariés, sans adjoint mais 5 cotitulaires) à Is-sur-Tille (Côte-d’Or). Groupement : Pharma GIEPP 21 ; syndicat : USPO.
Les médias se sont enflammés avec la communication des résultats des essais cliniques sur le vaccin de Pfizer. Il faut prendre du recul par rapport aux effets d’annonce, on ne pourra se faire une idée sur l’efficacité et l’innocuité de ce vaccin qu’une fois toutes les étapes pré-AMM franchies et l’autorisation donnée par les différentes agences du médicament. Le rapport bénéfices/ risques plaide en faveur des vaccins : la vaccination a permis de sauver la vie de milliards de gens dans le monde. La production du vaccin Covid-19, insuffisante au départ, va conduire à prioriser les personnes cibles : adultes fragiles, présentant des facteurs de risque (diabète, surpoids, etc.). Aussi, je n’envisage pas de me faire vacciner tout de suite, dès qu’un vaccin sera disponible.
OUI MAIS
Céline Coquet, titulaire d’une pharmacie de quartier (7 salariés dont 2 adjoints) à Saint-Cyr-au- Mont-d’Or (Rhône). Groupement : 37 Degrés ma santé ; non syndiquée.
Dans le contexte de pandémie de Covid-19, il n’y a rien de « moins pire » qu’un vaccin. Il faut arrêter d’entretenir la terreur sur les vaccins. Rappelons que le vaccin contre l’hépatite B a été disculpé : aucun lien de causalité entre le vaccin administré aux adultes et la survenue ou une rechute de la sclérose en plaques n’a été prouvé. On ne risque pas grand-chose à se faire vacciner contre le Covid-19. Dans un premier temps, il faudra réserver ce vaccin aux personnes qui en ont le plus besoin, en particulier aux sujets à risque et à ceux de plus de 65 ans. Ensuite, on pourra envisager que les pharmaciens se vaccinent, ainsi que leurs équipes.
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