Une étonnante embellie en 2011

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Publié le 17 décembre 2011
Par Francois Pouzaud
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Dans un contexte marqué par une baisse du chiffre d’affaires de 0,9 % des médicaments de prescription en 2011, le marché de l’automédication parvient à progresser de 1,4 %, d’après les chiffres du premier semestre 2011 recensés par l’AFIPA (Association française de l’industrie pharmaceutique pour une automédication responsable). L’automédication représente, cette année, 6,4 % du marché pharmaceutique et 2,1 milliards d’euros de chiffre d’affaires.

Les politiques successives de déremboursements et de réduction des dépenses de santé publique ont été favorables à l’automédication, entraînant une croissance de 5,5 % depuis 2006. D’après l’AFIPA, chaque Français achète chaque année environ sept produits (en unités) en automédication pour un budget moyen de 40 euros. La croissance de l’année 2011 est tirée essentiellement par les médicaments antalgiques (à hauteur de 55 %), ceux des voies respiratoires (22 %) et le sevrage tabagique (14 %).

Le conseil officinal reste un critère essentiel

Selon les résultats d’une étude TNS/AFIPA publiée en septembre 2011, l’automédication est utilisée par 68 % des Français de 18 à 64 ans. Même si elle est associée à la notion de SMR insuffisant lorsque des produits sont déremboursés, elle bénéficie d’une bonne image : 75 % des patients pensent qu’elle a fait les preuves de son efficacité. Par ailleurs, l’attachement des patients au circuit officinal est inébranlable : ils sont 81 % à souhaiter que les produits d’automédication soient vendus uniquement en officine et 60 % à déclarer suivre les recommandations du pharmacien lors d’un achat. Mieux : 75 % estiment que le conseil du pharmacien fait partie des critères d’achat.

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