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Le passage à un taux unique de remboursement des médicaments
Noël Amouroux, Toulouse (Haute-Garonne)
Un taux unique de remboursement pour tous les médicaments serait plus simple pour tout le monde, en particulier pour la pharmacie sur le plan administratif. Je suis contre des taux de prise en charge différents en fonction du service médical rendu. Si un médicament reçoit une AMM, c’est parce qu’il présente un intérêt thérapeutique, digne d’être remboursé. Mais si on a des doutes sur son efficacité, alors il ne faut pas lui attribuer d’AMM.
Sur le plan de la santé publique, cette réforme serait difficile car elle ne serait pas sans conséquence sur l’observance des traitements par les patients. Une meilleure prise en charge de l’assurance maladie favoriserait l’observance des médicaments remboursés actuellement à 30 %. A l’inverse, un déremboursement des médicaments à 15 % serait très négatif sur ce plan.
Pierre Goze, Sournia, (Pyrénées-Orientales)
Difficile de se prononcer sur les conséquences d’une telle mesure. Les patients ne savent pas trop à quel taux les médicaments sont remboursés, et ce ne sera jamais une préoccupation tant qu’ils ne les paient pas. Dans ce contexte, l’instauration d’un taux unique ne changera rien pour eux. A l’officine, ces modifications seront gérées par l’informatique.
Si un taux unique se traduit par des déremboursements à tout va, il est certain que les ventes vont s’effondrer. Aujourd’hui, je ne vends même plus des produits comme Tanakan, Piasclédine, Structum, même s’ils restent prescrits.
Les clients me disent qu’ils en ont encore en stock alors que cela fait 6mois qu’ils n’en achètent plus. A l’inverse, d’autres médicaments étant mieux remboursés, cela peut-il avoir un effet positif sur les ventes ? Quel sera le résultat pour l’officine ? Seule une étude pourra nous le dire.
Rose-Marie Pillas, Toulouse (Haute-Garonne)
La mise en place d’un taux unique de remboursement s’accompagnerait de mesures de déremboursements, en particulier sur les médicaments à 15 %.
Autrement dit, ce serait du chiffre d’affaires en moins, alors que l’économie de l’officine n’est pas brillante ! Il y aurait également des effets négatifs sur l’observance. Pour ces deux raisons, je n’y suis donc pas favorable.
Le seul intérêt du taux unique serait de réguler les prix des cotisations des mutuelles et de permettre une clarification de l’offre. Aujourd’hui, les disparités au niveau des complémentaires santé sont importantes et, on le constate tous les jours à la pharmacie, beaucoup de clients en changent. Il pourrait donc y avoir un bénéfice pour eux à ce niveau.
ENQUÊTE LEMONITEURDESPHARMACIES.FR
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