Fermetures en série

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Publié le 12 décembre 2015
Par Myriem Lahidely
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En juin dernier, une pharmacie a fermé à Limoux après un redressement, une autre devrait subir le même sort fin novembre dans le centre de Carcassonne, faute de repreneur. Une est actuellement en plan de sauvegarde à Villasavary, deux autres sont en redressement judiciaire dont une à Carcassonne. « C’est le double effet des PLFSS successifs, à quoi s’ajoutent la désertification médicale et aussi une tendance de pharmaciens de centre-ville à la superconcurrence des prix qui fragilise des confrères », résume Philippe Besset, titulaire à Limoux et vice-président de la FSPF. Comme dans d’autres départements, les licenciements se sont multipliés. « Selon Pôle emploi, le taux de chômage du personnel officinal atteint 17,7 % en Languedoc-Roussillon alors que la moyenne nationale du secteur est à 10 %, fait savoir Charles Maux, président du syndicat des pharmaciens départemental. Des confrères sont obligés de licencier des adjoints, une officine comptant huit salariés en a même licencié deux. »

Dans ce département, 15 préparateurs sont inscrits à Pôle emploi, « alors qu’il n’y avait pas de chômage dans ce métier il y a dix ans » rappelle le syndicat. Autre indicateur, selon Charles Maux : « Le nombre d’apprentis au CFA de Carcassonne est passé de 35 à 45 par an il y a quelques années puis à 15 cette dernière rentrée. » Le CFA, pour sa part, ne veut pas y voir la crainte du chômage, livrant cette analyse: « Le métier de préparateur est devenu plus exigeant, les pharmaciens n’ont plus les moyens de perdre trop de temps à former. Ils veulent une efficacité immédiate. »

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