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La vente de cigarettes électroniques en pharmacie
Barbara Le Boennec, Villeurbanne (Rhône)
La vente de cigarettes électroniques se situe à des années-lumière des produits et services que je propose dans ma pharmacie. Elles n’ont pas leur place en officine. Il n’y a aucune information scientifique validée sur leur efficacité, aucune trace de publication sur le protocole de traitement de ce substitut nicotinique. Le seul bon conseil à prodiguer aux fumeurs qui en demandent, est de les orienter vers un centre d’addictologie au tabac et de leur proposer une prise en charge psychologique.
Bernard Lanes, Olette (Pyrénées Orientales)
La cigarette électronique est un gadget que le pharmacien n’a normalement pas le droit de référencer. Elle n’a pas sa place dans notre conseil. Dans notre pharmacie, nous nous efforçons d’avoir une approche très médicale dans la prise en charge des besoins de santé. Malgré tout, j’ai eu des demandes de fumeurs. Je n’ai pas étudié de près ce procédé de sevrage, il n’y a pas de références officielles sur le sujet et la seule façon de s’informer est d’aller sur Internet.
On ne sait rien sur la qualité et le rapport efficacité/sécurité, sur le mode de transmission de la nicotine et sur la composition de la vapeur inhalée. Elle est forcément moins nocive que la cigarette normale.
Gérard Hindié, Pelouailles-les-Vignes (Maine-et-Loire)
Par principe, je refuse de vendre des cigarettes électroniques. Il n’y a pas à ce jour d’arguments solides qui prouvent qu’elles rendent un service à la santé publique. Avec elle, la gestuelle et le réflexe du fumeur sont maintenus. Je n’ai pas le sentiment que leurs utilisateurs aient véritablement envie d’arrêter de fumer, ils sont dans le faux-semblant. D’une manière plus générale, les clients qui viennent dans mon officine m’ont donné leur confiance. Ce n’est donc pas pour la trahir et les arnaquer en leur vendant un produit qui, en plus, est cher et non remboursé. J’aurais mauvaise conscience à le faire.
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