Surveillance de la grippe : quelle place pour les tests rapides d’orientation diagnostique ?

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Publié le 25 janvier 2014 | modifié le 26 juillet 2025
Par Yolande Gauthier et Sylviane Le Craz
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Les progrès de la biologie ont permis l’apparition de tests virologiques réalisables « au lit du patient » et, depuis peu, à l’officine : les tests rapides d’orientation diagnostique (TROD). En ce qui concerne les virus grippaux, malgré une forte spécificité (un patient avec un TROD positif peut être considéré comme infecté par le virus grippal), les TROD sont pour l’instant « limités » d’un point de vue diagnostique. En effet, leur sensibilité est médiocre (un TROD négatif n’élimine pas une authentique infection grippale) ; leur coût unitaire reste trop élevé pour un usage étendu ; ils permettent de distinguer grippes A et B mais pas les sous-types du virus A ; leur utilisation prend plusieurs dizaines de minutes, ce qui peut être problématique en période épidémique.

En attendant une amélioration diagnostique, les TROD peuvent être utiles aujourd’hui dans des usages ciblés, notamment dans les cas groupés.

Au sein du réseau des GROG, ils sont utilisés pour la surveillance par :

– une partie des médecins généralistes vigies dans une dizaine de grandes villes, en complément de la virologie classique ;

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– une partie des pédiatres vigies (la charge virale, souvent plus élevée chez les enfants, améliore la sensibilité du TROD) ;

– les EHPAD du GROG Géronto, dans le cadre des recommandations, pour détecter et combattre précocement les épidémies nosocomiales de grippe.

Sources : http://www.grog.org et Mika Tanei et al. BMJ Open, 15 janvier 2014 (accès libre sur http://bmjopen.bmj.com)