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Sous lamotrigine sans y laisser sa peau
L’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) rappelle les recommandations en vigueur pour minimiser les risques d’apparition de réactions cutanées graves (syndrome de Stevens-Johnson, de Lyell et de Dress) chez les patients traités par lamotrigine (Lamictal et génériques) : l’instauration du traitement nécessite une titration progressive des posologies chez l’adulte comme chez l’enfant (les éruptions cutanées surviennent généralement dans les huit premières semaines de traitement) ; l’association de la lamotrigine avec l’acide valproïque ou ses dérivés est déconseillée (augmentation du risque d’effet indésirable) ; l’apparition d’une éruption cutanée suspectée d’origine médicamenteuse impose un arrêt immédiat de la lamotrigine et nécessite une évaluation spécialisée dermatologique et allergologique ; la réintroduction de l’antiépileptique ne doit pas être envisagée si le lien avec l’éruption cutanée est confirmé. Les patients doivent, eux, être informés des risques (présence d’une carte patient dans les boîtes de lamotrigine) et de l’importance de surveiller d’éventuels symptômes (éruption cutanée ou rougeur, fièvre, symptômes pseudogrippaux, gonflement du visage, apparition de ganglions, irritation de la bouche ou des yeux, bleus ou saignements inattendus, gorge douloureuse). Le cas échéant, une consultation médicale immédiate est recommandée.
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