- Accueil ›
- Conseils ›
- Maux du quotidien ›
- Début d’alerte au chikungunya
Début d’alerte au chikungunya
Le plan anti-dissémination du chikungunya et de la dengue vient de passer à Montpellier de niveau 1 à 3. « Sept cas autochtones* ont été relevés au sein du même quartier », explique Pascal Gonzalez, pharmacien-conseil de l’agence régionale de santé (ARS). Ces cas sont les premiers en France, et comme il n’y a aucun traitement ni vaccin, on les soigne avec du paracétamol et, le cas échéant, des anti-inflammatoires. Un dispositif de surveillance et des actions pour prévenir la dissémination du virus ont été mis en place par l’ARS qui a aussi sollicité six pharmacies du quartier. « Nous avons rappelé les symptômes et la conduite à tenir le cas échéant, et ouvert une ligne téléphonique pour les officinaux mais il n’y a pas eu d’appel », note Pascal Gonzalez.
La Pharmacie Devaux participe mais reste perplexe. « Cela fait deux ans que le moustique tigre est apparu ici. Plutôt que d’attendre une éventuelle épidémie pour réfléchir à un mode d’action, toute mon équipe s’est formée sur le chikungunya et la dengue. Notre rôle est aussi de déceler. C’est une question de savoir-faire », résume Marc Devaux, le titulaire.
Une enquête a été menée porte à porte dans le quartier par l’ARS pour recenser les personnes ayant présenté les symptômes. Le Dr Axel Wiegandt, responsable de la cellule régionale de défense et de sécurité à l’ARS, constate que « des cas y ont été décelés depuis septembre », mais que « les prélèvements sont négatifs pour l’instant ». Il n’y a pas de quoi s’alarmer, avec l’hiver la propagation cessera. Mais la prévention est d’autant plus de mise que l’anophèle est désormais présent dans quatre départements sur les cinq de la région.
* Le virus a été transmis par un moustique tigre infecté après avoir piqué une personne revenue malade d’une zone d’endémie (les Antilles notamment ou la Guyane où une épidémie est en cours).
- Comptoir officinal : optimiser l’espace sans sacrifier la relation patient
- Reishi, shiitaké, maitaké : la poussée des champignons médicinaux
- Budget de la sécu 2026 : quelles mesures concernent les pharmaciens ?
- Cancers féminins : des voies de traitements prometteuses
- Vitamine A Blache 15 000 UI/g : un remplaçant pour Vitamine A Dulcis

