Les signes cliniques permettent-ils de distinguer les différents virus de la grippe ?

Réservé aux abonnés
Publié le 13 décembre 2014
Par Yolande Gauthier
Mettre en favori

La réponse est apportée grâce à l’analyse rétrospective faite par Open Rome de 14 459 cas de grippe A (H1N1), A (H3N2) et B (Victoria et Yamagata) décrits entre 2003 et 2013 par les médecins (généralistes et pédiatres) vigies et confirmés par les laboratoires de virologie participant au réseau des GROG (Institut Pasteur, université Lyon-I, centres hospitaliers universitaires de Bordeaux, Caen, Dijon, Lyon, Poitiers, Reims et Strasbourg). Malgré le grand nombre de dossiers disponibles, les différences dans la répartition des signes et des symptômes sont mineures :

Chez les adultes de 15 à 64 ans :

– le délai médian de consultation est de 1 jour pour la grippe A et de 2 pour la B,

– les pharyngites sont un peu plus fréquentes dans la B (67 %) que dans la A (H3N2) (63 %) et la A (H1N1) (55 %),

– les otites sont un peu plus fréquentes dans la B (9 %) que dans la A (7 %).

Publicité

Chez les enfants de 5 à 14 ans :

– les pharyngites sont un peu plus fréquentes dans la A (H3N2) (61 %) que dans la B (55 %) et surtout la A (H1N1) (49 %).

Chez les enfants de moins de 5 ans :

– les rhinites sont un peu plus fréquentes dans la A (81 %) que dans la B (78 %),

– les frissons sont un peu plus fréquents dans la A (38 %) que dans la B (34 %),

– la toux est un peu plus fréquente dans la A (H1N1) (83 %) que dans la B (78 %).

En pratique, les différences cliniques sont minimes. En période épidémique, c’est donc la surveillance virologique à base de prélèvements en médecine de ville qui apporte le plus d’information sur la nature des virus grippaux en circulation.