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Et maintenant un risque de cancer de l’ovaire
Le traitement hormonal substitutif (THS) est à nouveau suspecté d’augmenter le risque de cancer. Pas celui du sein cette fois, mais celui de l’ovaire. Une méta-analyse anglaise a été menée sur 12 110 femmes ménopausées ayant développé un cancer de l’ovaire, dont plus de la moitié (55 %) avaient pris un THS. Les résultats, publiés dans The Lancet, suggèrent un lien de cause à effet avec le traitement. Par rapport aux femmes non traitées, le risque de cancer de l’ovaire est significativement augmenté de 43 % chez les femmes traitées depuis moins de 5 ans, et de 41 % chez celles ayant pris un THS depuis plus de 5 ans, . Le surrisque décroît après l’arrêt du THS, estiment les auteurs. Chez les utilisatrices au long cours qui ne prennent plus de THS depuis moins de 5 ans, il passe à 29 %, et chute à 10 % si l’arrêt date de 5 ans et plus.
Instaurer un THS à la dose la plus faible
D’après les calculs des chercheurs, il y aurait ainsi un cas supplémentaire de cancer de l’ovaire pour 1 000 femmes utilisant un THS pendant 5 ans à partir de la cinquantaine, et environ un décès supplémentaire par cancer de l’ovaire pour 1 700 utilisatrices. Pour mémoire, les recommandations françaises actuelles stipulent que le THS doit être instauré à la dose la plus faible possible, pour la durée la plus courte possible.
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