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La RTU peu utilisée
Entre le 1er septembre 2015 et le 30 avril 2016, 631 doses d’Avastin (bévacizumab) ont été administrées à 228 patients dans le cadre de la recommandation temporaire d’utilisation (RTU) pour le traitement de la dégénérescence maculaire liée à l’âge. Soit seulement une injection intravitréenne sur 600 pratiquées en France. Les Hospices civils de Lyon et l’hôpital Cochin-Hôtel-Dieu à Paris réalisent la quasi-totalité des injections La RTU d’Avastin est donc très peu utilisée. Ce constat a été dressé par le Pr Laurent Kodjikian lors du congrès de la Société française d’ophtalmologie (Paris, 7 au 10 mai 2016). Outre le fait que le prescripteur doive juger le recours à Avastin indispensable pour le patient, le spécialiste avance plusieurs raisons pour expliquer le peu de succès de la RTU : obligation de détailler la RTU au patient, identification des facteurs de risque cardiovasculaires, gastro-intestinaux et hémorragiques avant la prescription, formalités administratives compliquées, traitement bilatéral par Avastin non recommandé…
La date de péremption courte des seringues préparées à l’hôpital, la réserve hospitalière et la non-rétrocession en ville constituent aussi des freins. La sortie de la réserve hospitalière n’est pas à l’ordre du jour. Pour Christelle Ratignier-Carbonneil, directrice de la section des produits de santé de la CNAMTS, « cela ne bougera pas avant au moins un bilan d’un an et selon les résultats ».
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