L’envie et le besoin

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Publié le 17 septembre 2016
Par Matthieu Vandendriessche
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C’est reparti : le jeu du chat et de la souris ! Le projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) pour 2017 se prépare, générant comme chaque année la fébrilité des acteurs de santé, sur fond de rapport de la Cour des comptes. Médicaments et dispositifs médicaux ont déjà une petite idée de la sauce à laquelle ils vont être mangés…

L’économie, c’est une affaire de syndicats. Et c’est aussi la vôtre. Même si les sujets d’économie ont recueilli un peu moins de contributions de pharmaciens (22 %) dans le cadre de la grande consultation lancée cet été par la FSPF et l’USPO et dont les résultats temporaires ont été présentés mardi 20 septembre.

Ce sont les services qui ont récolté le plus de suggestions (27 %). La préparation des doses à administrer (PDA) devrait se démocratiser. Elle intéresse près des trois quarts des confrères qui veulent pouvoir la proposer aux patients en ville. Avec des bonnes pratiques et contre rémunération ! Autre « service », les entretiens pharmaceutiques ont fait l’objet de nombreuses contributions. Les officinaux demandent un versement plus rapide de ce qui leur est dû. La vaccination est également abordée et elle ne saurait être pratiquée bénévolement. Quoi de plus normal que d’être rémunéré pour ces activités ? On le voit à travers cette consultation, la profession ne manque pas d’envies. Mais elle a aussi des besoins. Dommage que, pour l’instant, ses interlocuteurs rechignent à mettre envies et besoins en adéquation.

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