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© Le marché de la transaction n’est pas volcanique en Auvergne et Limousin - Fotolia
Transactions : la désertification médicale refroidit les acquéreurs dans le Limousin et en Auvergne
En parallèle d’une enquête décryptant les cessions d’officines parue dans son édition papier du 15 octobre 2016, Le Moniteur des pharmacies s’est livré à un tour de France pour analyser le marché de la transaction. Le Limousin et l’Auvergne sont en proie à la désertification médicale. Pour cette raison, les primo-accédants sont très peu nombreux, alors que les effectifs des vendeurs en âge de prendre leur retraite augmentent.
« Nous avons un surplus de mandats de vente pour les petites officines », livre Sylvain Coutable, de Pharmétudes. Il faut dire que les futurs installés ne sont pas prêts à s’établir n’importe où. Mais c’est quoi le « n’importe où » pour eux ? Le centre-ville d’une métropole régionale où la surdensité des officines tourne à l’asphyxie, la rase campagne où chaque départ en retraite d’un médecin traitant suscite de terribles inquiétudes.
Et pourtant, c’est dommage ! « De nombreuses opérations restent fiscalement intéressantes car beaucoup de pharmacies se situent en zone de revitalisation rurale, si ce dispositif était mieux connu des acquéreurs, il y aurait peut-être plus de candidats à l’installation dans ces zones… », s’interroge Sylvain Coutable.
La désaffection des adjoints a pour conséquence de dynamiser un autre marché : les regroupements et rachats de clientèle à l’initiative de grosses pharmacies. « Sur le Limousin, ils représentent actuellement 80 % de nos dossiers à Pharmétudes. »
En Auvergne, le dynamisme du marché fait également défaut. « Les cessions se font beaucoup par le bouche à oreille en local et se situent en moyenne aux alentours de 76 % du CA et 6,1 fois l’EBE», précise Elisabeth Guévremont de l’Auxiliaire Pharmaceutique. Celles d’officines de 1 million d'euros et moins se valorisent systématiquement sur des pourcentages inférieurs à 70 % car les repreneurs sont frileux et veulent limiter les risques. « Le prix moyen de vente se situe entre 800 000 € et 1,2 M€ », complète Thierry Annette du même cabinet.
A Clermont-Ferrand, les acquéreurs boudent les pharmacies du centre-ville, alors qu’en s’éloignant un peu en zone semi-rurale, les affaires de taille moyenne trouvent encore des repreneurs.
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Lisez aussi l’enquête Les cessions d’officines se réveillent, publiée dans Le Moniteur des pharmacies N° 3146 du 15 octobre 2016.
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