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© Un focus sur la douleur physique et psychique liée à l’interruption volontaire de grossesse médicamenteuse - bokan - Fotolia
IVG médicamenteuse : une étude pour évaluer la douleur
Jusqu’alors très peu évaluée, la douleur physique et psychique liée à l’interruption volontaire de grossesse (IVG) médicamenteuse a fait l’objet d’une étude soutenue par la Fondation de l’Avenir (issue de la Mutualité française) et le centre Clotilde Vautier à Nantes, dont les résultats ont été dévoilés ce vendredi 18 novembre.
Ainsi, 27 % des femmes ayant réalisé une IVG médicamenteuse ont ressenti une douleur intense au 3e jour et 83 % des femmes ont pris des antalgiques lors des 5 jours du traitement. L’étude montre que les douleurs étaient moins intenses lors d’une prise de 600 mg de mifépristone versus 200 mg. « L’IVG médicamenteux est un acte ni simple, ni banal. Il impose les mêmes exigences d’accompagnement et de qualité de soins que dans les autres domaines », rappelle le Dr Philippe David, gynécologue-obstétricien au centre IVG Clotilde Vautier.
Pour les promoteurs de l’étude, ces résultats incitent à revoir le protocole médicamenteux de l’IVG, à améliorer la prise en charge anticipée de la douleur et à repenser l’information et l’accompagnement des patientes. D’ailleurs, le Collège national des gynécologues et obstétriciens français (CNGOF) présentera le 7 décembre prochain, au cours de ses journées, des recommandations sur l’IVG tenant compte de ces nouvelles données.
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