Médicaments et conduite de véhicules : les pharmaciens appelés à relayer la campagne de sensibilisation

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Médicaments et conduite de véhicules : les pharmaciens appelés à relayer la campagne de sensibilisation

Publié le 22 mars 2017
Par Alexandra Blanc
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Environ 3 % des accidents mortels de la route sont attribuables à une prise de médicaments dont la moitié sont liés aux benzodiazépines. La part des médicaments dans l’insécurité routière est en augmentation, en partie à cause du nombre croissant de conducteurs âgés, cette population étant plus grande consommatrice de psychotropes.

Ces données ont conduit la délégation interministérielle de la sécurité routière, la Direction générale de la santé et l’ordre des pharmaciens à lancer une campagne de sensibilisation du public aux pictogrammes présents sur les médicaments relatif à leurs effets sur la conduite de véhicules. Le seul canal de diffusion est actuellement l’officine, pour laquelle ont été élaborés une affiche, un dépliant à remettre au public, une vidéo et une fiche mémo. Ces éléments sont disponibles gratuitement, sur simple demande auprès du Cespharm. Le message d’accroche est « La sécurité sur la route commence par votre table de nuit ».

Un tiers des médicaments commercialisés portent un pictogramme qui, depuis 2008, est décliné en trois niveaux. La liste des médicaments concernés sera progressivement actualisée intégrant les molécules les plus récentes. La première évaluation s’est d’abord portée sur les médicaments du système nerveux central. « En pratique, au comptoir, le conseil au patient est excessivement compliqué », a souligné Isabelle Adenot, présidente de l’ordre national des pharmaciens, au cours d’une conférence de presse, ce mercredi 22 mars. L’effet d’une molécule dépend de son mode d’action et de ses effets indésirables, mais aussi de la dose, de la voie d’administration, de la durée d’action et de la pathologie visée. Ainsi, le conseil associé à la dispensation d’un médicament altérant la vigilance doit être personnalisé et prendre en compte toutes les dimensions.

Benoît Vallet, directeur général de la santé, précise que les médecins devraient également impliqués dans cette campagne et qu’un travail avec l’Ordre des médecins est en cours.

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