E-santé :  des pistes d’évolution pour l’officine

© Un rapport sur la santé numérique propose une évolution de l’officine en la matière - DR

E-santé : des pistes d’évolution pour l’officine

Publié le 24 mars 2017
Par Matthieu Vandendriessche
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Dévoilé le 21 mars, le Livre blanc élaboré par le think tank Renaissance numérique et axé sur la e-santé propose des solutions aux décideurs publics afin de faire bouger les lignes sur cet enjeu d’avenir pour la protection sociale, dans la perspective de l’élection présidentielle.

« La  e-santé n’est pas une mode ou une passade, c’est de la « vraie santé ». Elle représente une opportunité réelle pour moderniser le système de santé, renforcer l’égalité d’accès aux soins, et rendre plus efficient les parcours de soins des patients. Mais au-delà des mots, aujourd’hui, c’est une ambition politique qu’il faut pour déployer enfin, et vraiment, la e-santé en France », estime Olivia Grégoire, directrice du cabinet de stratégie d’influence Olicare et chargée de la commission santé de Renaissance numérique,

Ce rapport énumère 36 propositions. Il s’agit notamment de développer une plateforme centralisée des données de santé, d’assouplir le cadre réglementaire afin de faciliter l’innovation, de financer cette dernière par des partenariats publics-privés. Il faudrait également sensibiliser les médecins aux dispositifs de santé connectée, notamment au niveau de la formation.

Eric Myon, pharmacien à Paris et secrétaire général du syndicat UNPF, a apporté sa contribution au rapport pour son versant pharmacie d’officine. Il est ainsi proposé de faire du pharmacien un tiers de confiance sur la donnée des patients et des usagers en termes d’applications ou de dispositifs de santé connectée.

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De plus, le pharmacien devrait être placé au premier rang de l’épidémiologie par la data, en lui permettant d’améliorer la prévention en faisant remonter ses informations à un agrégateur de données national. Une autre base de données à jour des médicaments commercialisés devrait être mise en place pour faciliter les services d’accompagnement dans le maintien à domicile et les soins ambulatoires.