Assistants d’écoute : Sonalto revendique le remboursement

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Assistants d’écoute : Sonalto revendique le remboursement

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Publié le 5 octobre 2017
Par Matthieu Vandendriessche
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Le fournisseur d’assistants d’écoute Sonalto, rattaché depuis 2015 au laboratoire Urgo, a estimé que son dispositif médical peut prétendre à une prise en charge par la collectivité, lors d’une conférence de presse, jeudi 5 octobre.

Cette revendication fait écho à la promesse d’Emmanuel Macron, pendant sa campagne électorale, d’un remboursement sans reste à charge des dépenses dans l’audition, le dentaire et l’optique à l’horizon 2022.

« Pour le moment, il n’y a pas encore de volonté politique affichée de rembourser les assistants d’écoute. Mais d’ici quelques semaines, le sujet arrivera sur la table au ministère de la Santé », relève Maxence Petit, dirigeant de Sonalto. Pour prétendre à cette prise en charge, la société organise actuellement le déploiement de la visite médicale auprès des praticiens ORL.

Sonalto entreprend par ailleurs des démarches auprès des complémentaires santé pour intégrer son assistant d’écoute à leur offre. Celles-ci sont aujourd’hui en situation d’attente d’une clarification sur la prise en charge à venir.

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Pour faire valoir ce remboursement, les arguments avancés sont multiples. L’assistant d’écoute, distribué exclusivement en pharmacie, est proposé au prix de 299 euros TTC dans près de 6 000 officines, contre 1500 euros l’unité, coût d’une prothèse auditive et du réglage sur-mesure par un audioprothésiste. Dans ce dernier cas, le reste à charge est de 1100 euros environ.

« La presbyacousie ordinaire ne nécessite pas forcément le recours à des réglages sur-mesure. Nous proposons une alternative préréglée et abordable dans les cas de presbyacousie légère à modérée », rappelle Maxence Petit. 

L’appareil équipe déjà près de 50 000 personnes, selon Sonalto. L’offre rencontre d’autant plus sa clientèle (plutôt en zone rurale et périurbaine) que l’équipe officinale est formée et compétente. Un centre d’appels employant six opérateurs est mis à disposition des pharmaciens et des consommateurs, permettant à ces derniers de faire remonter les officines où la formation devrait être renforcée.