Pas facultatif du tout

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Publié le 9 décembre 2017 | modifié le 1 janvier 2025
Par Laurent Lefort
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Puisque l’heure du bilan approche, le passage des médicaments codéinés dans le champ de la prescription médicale obligatoire ne comptera pas parmi les bons souvenirs de l’année. Au final, cette mesure sanctionne aussi bien les patients que les pharmaciens, avec pour ces derniers, une atteinte en bonne et due forme à leur légitimité.

Puisque l’heure des vœux approche, on espère vivement que ce sera un mal pour un bien. Et pour tout dire, on y croit. Car cette mesure restrictive a au moins l’intérêt de remettre au goût du jour l’idée de créer une zone intermédiaire entre la prescription médicale facultative et la prescription médicale obligatoire.

Ainsi, lors de la 30e Journée de l’ordre, Carine Wolf-Thal, la présidente du Conseil national de l’ordre des pharmaciens n’a pas hésité à demander à la ministre de la Santé de se positionner en faveur d’une nouvelle catégorie de médicaments dits « de prescription pharmaceutique ». « Nul doute qu’il faille travailler sur cette question des conditions de dispensation », lui a répondu Agnès Buzyn.

Objectivement, la mesure fait sens. Et puis zut à la fin ! On ne peut pas enfermer les pharmaciens dans une simple posture d’exécutant et, dans le même temps, exiger d’eux qu’ils assument toutes les responsabilités d’un chef d’entreprise et d’un professionnel de santé. C’est un simple appel à la cohérence. Un de plus.

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