Les bonnes raisons

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Publié le 17 février 2018 | modifié le 28 décembre 2024
Par Matthieu Vandendriessche
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En vous proposant la semaine dernière un cahier spécial sur le déroulé du bilan de médication pour patients âgés, nous voulions vous amener vers cette nouvelle mission balise par balise et vous livrer la première brique de ce nouvel édifice.

Qu’en avez-vous fait ? Il est sûrement trop tôt pour se l’être totalement approprié. Mais peut-être l’avez-vous déjà parcouru et annoté. Il est possible aussi qu’il ait été remisé dans le classeur du « A faire plus tard ». Compréhensible, mais cependant ne tardez pas trop, conservez ce document à proximité et plongez-y progressivement. Cette nouvelle activité n’est pas offerte clé en main. D’abord, il faut renforcer ses connaissances scientifiques appliquées à la gériatrie. Puis rapidement se lancer dans le recrutement de patients, étape en cours dans un certain nombre d’officines. Suivra un travail de recueil d’informations avec le patient, puis d’analyse des ordonnances « en solo », des contacts avec le médecin et des rendez-vous de suivi avec le patient âgé. Vu ainsi, l’affaire peut sembler ardue, chronophage et même peu rentable. Sauf à considérer les bilans partagés de médication comme un formidable moyen de remotiver un adjoint sur la mise en application de ses compétences pharmaceutiques et ses qualités humaines, à élargir cette démarche à d’autres pans économiques de l’officine, comme le maintien à domicile ou encore à nouer un lien constructif avec les médecins traitants. Ou peut-être tout simplement à vouloir faire entrer la pharmacie clinique au cœur des officines.

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