Réseaux sociaux : les présidents de syndicats investissent Twitter

© Twitter, le réseau social des décideurs - LoboStudioHamburg/Pixabay

Réseaux sociaux : les présidents de syndicats investissent Twitter

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Publié le 9 avril 2019
Par Matthieu Vandendriessche
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Respectivement présidents des syndicats FSPF et USPO, Philippe Besset et Gilles Bonnefond viennent de reprendre en main leurs comptes Twitter personnels. Avec un compte créé en 2011, le premier est suivi par près de 500 followers. Fin mars, au lendemain de sa désignation à la tête de la FSPF (suivie par 1500 personnes sur son propre compte), il présente une photo du bureau élu et embraye sur un tweet marquant son soutien au remboursement des médicaments homéopathiques. Sujet hautement contesté par les pharmaciens adeptes du réseau social. « Mon souhait n’est pas de répondre aux polémiques ou faire des clashs, mais de diffuser une parole publique, de mettre en lumière certains éléments positifs pour l’officine qui seraient restés confidentiels, explique Philippe Besset. Pour échanger avec les confrères, j’utilise une page Facebook spéciale… ». Twitter est donc avant tout utilisé pour son audience auprès des politiques et des décideurs. Le nouveau président de la FSPF indique qu’il est également présent sur Instagram, réseau qui privilégie la photographie (où il est déjà suivi par une centaine de personnes sans avoir encore jamais publié).

Déjà présent sur Facebook et LinkedIn, Gilles Bonnefond dispose d’un compte Twitter depuis 2013 mais ne l’avait jamais vraiment utilisé. Le week-end dernier, il est sorti du bois pour relayer la pétition de défense de l’officine lancée par son syndicat, très actif en son propre nom avec près de 3590 abonnés. Le président de l’USPO  s’est attiré une volée de bois vert de la part de médecins sur le mode « Voilà ce qui arrive quand on pique le boulot des autres ». Une polémique à laquelle il ne répondra pas. « Je n’en ai ni le temps ni l’envie. Ce réseau social, c’est bien pour une action rapide, pour donner une opinion sur tel ou tel sujet. Mais pour expliquer l’économie de l’officine ou l’évolution du métier, il faut plus que cela. »

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