Mondovision

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Publié le 7 septembre 2019 | modifié le 13 septembre 2025
Par Laurent Lefort
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C’est un phénomène assez classique à cette saison. Alors que l’été touche à sa fin, il nous prend comme une envie de refaire nos valises et d’aller voir du pays. Partir au bout du monde ou presque. Au Brésil par exemple, où les consultations pharmaceutiques voient leur succès grimper de plus de 60 % par rapport à l’année dernière. Les bilans lipidiques y font partie des services les plus courus. Brésil, Etats-Unis, entre les deux, mon cœur balance. C’est en Amérique que l’on se pose la question d’accroître le rôle des pharmaciens dans la prévention du sida. Et pas par des mesurettes. Selon plusieurs études, une dispensation protocolisée de la prophylaxie pré-exposition (PrEP) pourrait en augmenter l’accessibilité et l’utilisation. Encore plus loin, nous n’irons pas. Trop loin de nos idées sûrement. En Australie, une proposition a émergé : celle d’ouvrir le capital et de permettre même aux médecins généralistes de posséder des officines. Ces médecins-là n’aimeraient sûrement pas exercer en Estonie où, à compter du 1er avril 2020, la propriété du capital des officines sera au contraire restreinte aux seuls pharmaciens. En s’arrêtant au Royaume-Uni, on s’apercevrait que, sous l’égide du National Health Service (NHS), une quarantaine de pharmacies participent à une expérimentation visant à prendre en charge les infections urinaires chez les femmes : entretien à la pharmacie, réalisation d’un test à la maison et dispensation si besoin de l’antibiotique qui va bien. Ce long long périple nous ferait rentrer juste à temps en France pour le démarrage de la généralisation de la campagne de vaccination antigrippale dans les pharmacies. Ce que nous envient déjà plus de 6 pharmaciens belges sur 10.

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