Dans le contexte actuel, y a-t-il un risque à prendre un antihistaminique pour une allergie saisonnière ?

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Publié le 4 avril 2020
Par Yolande Gauthier
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Des immunologistes du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) ont expliqué, dans un article publié en mai 2017, avoir découvert que la sérotonine et l’histamine étaient de puissants inhibiteurs de la production d’interférons par les cellules dendritiques plasmacytoïdes. Ce qui permet de comprendre pourquoi les personnes allergiques sont plus sensibles aux infections virales respiratoires. Toutefois, il ne faut pas arrêter de prendre un antihistaminique en cas d’allergie. Si celui-ci bloque les récepteurs à l’histamine dont la stimulation est à l’origine des symptômes de l’allergie il ne diminue pas pour autant les défenses de l’organisme contre les virus et les bactéries. En outre, si les signes de rhinorrhée sont importants, il peut être utile de prendre des antihistaminiques plutôt qu’un autre traitement pour faire la différence avec des signes respiratoires d’infection potentielle.

Sources : Société française de pharmacologie et de thérapeutique ; « Pourquoi les humeurs jouent sur notre santé », J.-P. Herbeuval et N. Smith, CNRS Le journal, n° 289, été 2017.

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