Effet de mode

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Publié le 2 mai 2020
Par Laurent Lefort
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Nous sommes en mesure de vous proposer des masques de fabrication française, de la meilleure qualité, homologués et lavables plus de 50 fois ». Des messages « rassurants » comme celui-ci, on en reçoit à la pelle depuis plusieurs jours.

Après la confusion liée à l’utilité et à la distribution au public des masques depuis le début de l’épidémie, le brouillard se dissiperait-il, maintenant que l’on sait que les Français seront équipés de masques pour affronter une nouvelle étape inédite de leur vie, le déconfinement ? Et bien non, cela aurait été trop déstabilisant pour notre organisme habitué à vivre dans une incertitude quotidienne. S’ajoute désormais, pour les pharmaciens, une confusion liée à l’encadrement des prix, à la limitation du nombre par personne ou encore à la traçabilité des masques dits alternatifs. Aucune confusion possible en revanche avec la GMS*. Elle avance vite et pas masquée sur le sujet. Le 29 avril, via un communiqué de Bercy, on apprenait que les enseignes de la grande distribution alimentaire s’engageaient à ce que le prix des masques vendus « avec une marge minimale » soit limité. Prix de base pour un masque grand public (en tissu et réutilisable) : 2 à 3 euros. Autant dire que cela va être compliqué de rivaliser à partir du 4 mai… Le prix d’un masque à usage unique sera lui inférieur à 1 euro. Anticipant certainement la ruée, le ministère a demandé qu’un guide des bonnes pratiques soit établi (notamment pour un nombre équitable de masques par achat). Décidément, ce nouvel accessoire de mode printemps-été, automne-hiver (2020, 21, 22…) n’en a pas fini de voir défiler les contrariétés.

Grandes et moyennes surfaces.

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